BANGUI, République centrafricaine — Des pillards armés se sont emparés de l’aide humanitaire dans la ville centrafricaine de Bria, où plus de 20 000 personnes ont trouvé refuge sur une base voisine de l’ONU, ont indiqué vendredi des responsables.

Le pays semble s’enfoncer de plus en plus profondément dans la violence interconfessionnelle, y compris des régions qui avaient été épargnées depuis le début du conflit à la fin de 2013.

Des affrontements ont éclaté à Bria pour une deuxième journée consécutive vendredi, et la situation s’envenime, selon l’agence humanitaire des Nations unies. Au moins cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées.

Le responsable de l’agence en République centrafricaine, Joseph Inganji, a expliqué à l’Associated Press que des hommes armés ont pillé un entrepôt rempli d’aide humanitaire. Il a ajouté que la confusion règne et qu’on ne sait plus qui combat qui.

Médecins sans frontières prévient de son côté que les lieux de culte et les édifices gouvernementaux sont également ciblés. L’organisation humanitaire dit avoir soigné au moins 44 victimes depuis lundi.

Cette ville du centre du pays a été le théâtre, en novembre, d’affrontements féroces entre deux factions rivales du mouvement musulman qui affronte les milices chrétiennes. Human Rights Watch affirme qu’au moins 14 personnes ont été tuées lors de 11 jours de combats à Bria.

Depuis le 8 mai, plus de 150 personnes, dont six Casques bleus, ont été tuées lors d’attaques dans la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays; à Alinadao, dans le sud; et à Bria, selon l’ONU, qui prévient que le bilan pourrait s’alourdir.

Les organisations caritatives préviennent qu’elles n’ont reçu que 16 pour cent des fonds dont elles disent avoir besoin pour intervenir en Centrafrique.

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