PARIS — Dans un geste symbolique, le gouvernement français a démissionné, lundi, au lendemain de la victoire écrasante remportée par le parti du président Emmanuel Macron au deuxième tour des élections législatives.

Dans une déclaration écrite, le président de la République a dit avoir confié à nouveau les fonctions de premier ministre à Édouard Philippe, qui devra maintenant former un nouveau gouvernement.

La composition du prochain cabinet sera annoncée mercredi.

Puisque le parti La République en marche jouira d’une majorité absolue au sein de l’Assemblée législative de 577 sièges, le porte-parole gouvernemental Christophe Castaner a fait savoir que le remaniement sera «technique» et de faible envergure.

Il a toutefois refusé de révéler si les ministres récemment soupçonnés de corruption conserveront leur portefeuille.

Plusieurs des nouveaux élus en sont à leur toute première expérience politique. Ils ont commencé à arriver lundi à l’Assemblée nationale pour s’orienter, avant la première session parlementaire la semaine prochaine. Les nouveaux élus sont âgés de 23 à 79 ans, et certains détiennent une expérience politique locale.

Au terme du scrutin de dimanche, le pourcentage de femmes au sein de la chambre basse du Parlement français atteint maintenant 38,7 pour cent, un sommet sans précédent et un bond de plus de 10 pour cent par rapport à la proportion de 26,8 pour cent au sein de l’assemblée sortante.

La République en marche et ses alliés du parti MoDem ont remporté 350 sièges, soit nettement plus que les 289 requis pour la majorité, selon les résultats finaux publiés par le ministère de l’Intérieur.

M. Macron a refusé de commenter l’issue du scrutin lundi, lors de sa présence au Salon aérien du Bourget. Son gouvernement devrait adopter ses premières lois lors de la session parlementaire qui débutera le 27 juin, notamment pour renforcer la sécurité, améliorer l’éthique politique et assouplir les lois du travail.

Le parti de droite Les Républicains et ses alliés formeront l’opposition avec 136 sièges. Le Parti socialiste, qui dominait l’assemblée sortante, n’a fait élire que 30 candidats.

L’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon a remporté 17 sièges, tandis que le Front national de Marine Le Pen voit sa présence passer de deux à huit sièges, dont un pour Mme Le Pen.

La leader de l’extrême droite a toutefois dénoncé le système électoral, puisque son parti détiendra moins de sièges que les socialistes et que la gauche même si ses appuis populaires (8,75 pour cent) sont supérieurs aux leurs.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a fait savoir que le gouvernement souhaite réduire le nombre de parlementaires et adopter des réformes qui accorderaient une plus grande représentativité aux plus petits partis.

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