AP Photo/Kim Kwang Hyon, File Otto Warmbier.

CINCINNATI — Un étudiant américain qui avait été libéré par la Corée du Nord alors qu’il était dans le coma est mort, lundi, en Ohio. Otto Warmbier était âgé de 22 ans.

Sa famille a annoncé dans un communiqué diffusé par un hôpital que le jeune homme s’était éteint lundi après-midi. Elle a remercié le centre médical de l’Université de Cincinnati de l’avoir soigné, ajoutant toutefois qu’avec «l’horrible mauvais traitement» que la victime avait reçu en Corée du Nord, «aucun autre résultat n’était possible».

Le président Donald Trump a offert ses condoléances aux proches et a dit que les États-Unis sauraient gérer «le régime brutal» de la Corée du Nord.

Otto Warmbier avait été condamné à 15 ans de prison et de travail forcé en Corée du Nord pour subversion. Il avait reconnu, en larmes, qu’il avait tenté de voler une affiche de propagande.

Se disant «attristé et frustré» de son décès, l’ancien ambassadeur américain aux Nations unies, Bill Richardson, a appelé le régime nord-coréen à libérer trois Américains et un Canadien qui sont toujours détenus.

En 2015, le pasteur originaire de Toronto Hyeon Soo Lim avait été condamné à la prison à perpétuité en raison de ce que Pyongyang a qualifié d’activités subversives.

Selon M. Richardson, le mauvais traitement d’Otto Warmbier «pourrait constituer un crime de guerre».

L’étudiant de l’Université de Virginie est demeuré prisonnier pendant 17 mois. La semaine dernière, il avait été rapatrié dans un vol médical depuis la Corée du Nord alors qu’il était dans le coma. Les médecins ont indiqué qu’il était revenu avec des séquelles importantes au cerveau, mais ils n’ont pas précisé comment elles se seraient produites.

La Corée du Nord avait affirmé que l’individu avait sombré dans un coma parce qu’il était atteint de botulisme et qu’il avait pris des médicaments pour dormir. Les médecins de Cincinnati ont toutefois indiqué que le jeune homme ne présentait aucun signe de botulisme ou aucune marque de coups.

Ses parents avaient dit à l’Associated Press le jour de sa libération qu’ils voulaient que le monde sache «comment (eux) et (leur) fils (ont) été brutalisés et terrorisés par un régime de parias».

Fred Warmbier avait salué l’intervention de l’administration Trump, critiquant l’approche adoptée par l’ancien président Barack Obama.

Otto Warmbier a grandi dans la ville de Wyoming, dans le nord de Cincinnati. Il avait terminé second de classe en 2013 dans une prestigieuse école secondaire et faisait notamment partie de l’équipe de soccer.

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