Getty Images Brexit est l’abréviation de «British exit», soit la sortie de l’UE.

BRUXELLES — La première ministre britannique, Theresa May, s’est engagée jeudi à permettre aux citoyens de l’Union européenne (UE) de rester au Royaume-Uni après le Brexit, s’attirant les éloges prudents de ses pairs sur fond de tension dans le vieux continent.

À l’occasion d’un sommet européen en Belgique, Theresa May a affirmé que le sort des trois millions de citoyens de l’UE actuellement établis en sol britannique représenterait une priorité dans le cadre des négociations du Brexit. Mme May a annoncé qu’ils pourront régulariser leur statut sans trop de formalités administratives. Elle a toutefois dit s’attendre à ce que la diaspora britannique puisse faire de même ailleurs en Europe.

Quant aux agences de l’UE établies à Londres, les détails de leur déménagement seront déterminés en novembre, a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

La première ministre britannique a fait ces propositions soigneusement planifiées quelques jours après l’amorce des pourparlers en vue de Brexit, prévu en 2019. La chancelière allemande, Angela Merkel, les a qualfiées d’«un bon début».

Le président français, Emmanuel Macron, s’est pour sa part engagé à donner un nouveau souffle à l’Union européenne, divisée par la crise des migrants.

Le sommet prend place après une série de revers pour les partis anti-UE et anti-réfugiés en Autriche, aux Pays-Bas et en France, et à quelques mois d’un scrutin en Allemagne. Le spectre d’une éventuelle défaite de la chancelière Angela Merkel aux mains de l’extrême-droite, combiné au Brexit, a cependant soulevé des doutes quant à l’importance d’une Europe unifiée aux yeux des citoyens qui se croient laissés pour compte par la mondialisation.

À l’issue de la première journée de ce sommet de deux jours, jeudi, les dirigeants des pays membres ont annoncé être parvenus à des ententes sur la lutte contre les changements climatiques, de même que sur un maintien des sanctions contre la Russie. Ces sanctions imposées il y a trois ans, par rapport au conflit avec l’Ukraine, seront ainsi prolongées de six mois.

Dans la foulée une série d’attaques contre les capitales européennes dans les dernirers jours, les dirigeants de l’UE se sont aussi entendus pour coordonner leurs efforts de lutte contre l’extrémisme sur le web, de même que pour développer et acquérir conjointement de l’équipement militaire comme des drones. Des 28 — bientôt 27 — pays membres de l’UE, 22 adhèrent également à l’OTAN.

Or, la question des migrants qui affluent en Grèce et en Italie est demeurée une source de dissension, tandis que la Hongrie et la Pologne, entre autres, refusent d’adhérer à un plan de relocalisation qui les contraindrait à accueillir une part des réfugiés.

Le président français s’est montré critique à leur égard, soutenant que les pays qui rejettent les principes de l’UE devraient faire face à des «conséquences politiques».

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, n’a pas apprécié la prise de position de ce «nouveau venu».

«Nous allons l’examiner, apprendre à le connaître. Il y a pas mal de vétérans ici, qui travaillent dur depuis des décennies», a lancé M. Orban, qui a fait ériger des barrières à la frontière pour restreindre le flux de dizaines de milliers de migrants qui tentent d’entrer en Hongrie depuis deux ans.

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