The Associated Press

ISTAMBOUL — Des défenseurs turcs des droits des gais, bisexuels et transgenres ont pris la rue pour la marche de la fierté, dimanche, et ce, en dépit d’une interdiction de l’événement annoncée la veille.

Les organisateurs de la marche avaient appelé au rassemblement sur la place Taksim à compter de 17 h (heure locale). Le bureau du gouverneur d’Istanbul a banni l’événement, samedi, pour une troisième année consécutive, évoquant des raisons de sécurité et de maintien de l’ordre public.

Au moins cent personnes étaient rassemblées, dimanche, dans le quartier avoisinant de Cihangir, jouant des percussions et scandant des slogans tels que «Ne soyez pas silencieux, criez, les gais existent!»

La police a eu recours à du gaz lacrymogène et, selon de manifestants, à des balles de plastique. Des barrages policiers, des véhicules de contrôle antiémeute et des autobus avaient été disposés aux alentours de la place Taksim. Un hélicoptère a en outre été aperçu en train de survoler la zone.

Selon l’agence de presse officielle Anadolu, «environ 20 personnes» ont été arrêtées parce que les manifestants ne respectaient pas les avertissements de se disperser, étant donné que la marche n’était pas permise.

Les organisateurs de la marche faisaient plutôt état de 41 arrestations.

Parmi les détenus, il y a le journaliste de l’Associated Press Bram Janssen, qui couvrait l’événement. Une vidéo de la scène montre des policiers l’agripper par les bras et l’escorter jusqu’à une camionnette. Il a été libéré plus tardé

Dans le communiqué qui faisait l’annonce de l’interdiction de rassemblement, le gouverneur a fait allusion à «de sérieuses réactions de la part de différents éléments de la société» tels que des groupes nationalistes et religieux qui auraient réclamé l’annulation de la marche.

L’agence de presse Dogan a précisé que sept personnes étaient détenues parce qu’elles contestaient le défilé de la fierté.

Ripostant par communiqué dimanche, les organisateurs de l’événement ont dit que ces réactions devraient être traitées en elles-mêmes plutôt que des limitations soient imposées à ceux qui désirent organiser des rassemblements.

«Notre sécurité sera assurée en nous reconnaissant dans la constitution, en assurant la justice, l’égalité et la liberté», ont-ils déclaré.

La communauté milite depuis des années pour que l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle soient protégées par les lois. L’homosexualité est légale depuis la fondation de la république, il y a un peu plus de neuf ans.

Le gouvernement turc martèle qu’il n’y a aucune discrimination contre les membres de la communauté LGBT et que les lois suffisent à protéger ces individus.

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