Eustache Cardenas/The Associated Press Salvador Dali en 1973

MADRID — Un juge espagnol a ordonné l’exhumation des restes de Salvador Dali afin d’effectuer un test de paternité, et ce, malgré l’opposition de la fondation publique qui gère l’héritage du célèbre artiste.

Dali, considéré comme l’un des pères de l’art surréaliste, est mort en 1989 et est enterré dans son musée situé au nord-est du pays, à Figueres.

Pilar Abel, une tireuse de carte de la ville de Girona qui est née en 1956, prétend qu’elle est née d’une idylle entre Dali et sa mère, Antonia.

Au moment de la relation présumée, Dali était marié à sa muse, Gala, qui est morte sept ans avant le peintre. Gala avait une fille d’un précédent mariage, mais le couple n’a pas eu d’enfant.

Avant sa mort, à 84 ans, Dali avait cédé son héritage à l’État espagnol.

Lundi, une cour de Madrid a affirmé que des tests d’ADN sur le corps embaumé de Dali sont nécessaires parce qu’il n’existe aucun autre reste biologique de l’artiste.

L’affaire a commencé en 2015, lorsque Pilar Abel a poursuivi le ministère des Finances — en tant qu’héritier de Dali — et la fondation Gala-Salvador Dali qui avait été créée pour administrer les possessions de l’artiste.

«Ce qu’elle veut, c’est d’avoir les résultats des tests avec une garantie absolue afin d’en finir le plus tôt possible», a soutenu l’avocat de la dame, Enrique Blanquez.

Si les tests concordent, Pilar Abel pourrait utiliser le nom de famille de l’artiste et poursuivre les procédures judiciaires pour revendiquer ses droits sur l’héritage de Dali.

La fondation Gala-Salvador Dali portera en appel la décision rendue lundi, a confirmé la porte-parole Imma Parada. Mais selon Enrique Blanquez, cet appel n’a pas pour effet de freiner les démarches pour exhumer le corps.

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