Thomas Borberg | The Associated Press

PARIS — Une nouvelle attaque au «rançongiciel» déferlait sur la planète mardi, et ses effets étaient surtout ressentis en Europe.

Des dirigeants ukrainiens font état d’intrusions graves dans le réseau électrique, dans les banques et dans des agences gouvernementales. La firme pétrolière russe Rosneft et le géant danois du transport A.P. Moller-Maersk rapportent eux aussi des problèmes.

Un porte-parole de la compagnie danoise a témoigné d’une «cyberattaque qui touche toutes nos activités, au pays et à l’étranger». Rosneft a affirmé avoir échappé au pire de justesse, assurant que ni la production ni le traitement du pétrole n’ont été touchés.

Le premier ministre de l’Ukraine, Volodimir Groysman, a évoqué une attaque «sans précédent», mais a affirmé que «les systèmes vitaux n’ont pas été touchés».

Son adjoint, Pavlo Rozenko, a diffusé mardi sur Twitter la photo d’un écran d’ordinateur noir, en expliquant que le réseau informatique est en panne au siège du gouvernement.

L’impact de l’attaque à l’extérieur de l’Europe a été confirmé quand le géant pharmaceutique américain Merck, dont le siège social se trouve au New Jersey, a révélé que ses systèmes avaient été infectés. Le nombre de compagnies et d’agences touchées ne cessait d’augmenter, donnant à la crise une ampleur mondiale.

On ne sait rien pour le moment des auteurs de l’attaque, mais des experts croient qu’il s’agit probablement d’une attaque au «rançongiciel» — un logiciel qui verrouille le contenu d’un ordinateur en attendant le versement d’une rançon.

La planète se remet encore de la précédente attaque au «rançongiciel», WannaCry ou WannaCrypt, qui a été perpétrée à l’aide de logiciels développés par les renseignements américains et coulés en ligne.

Le logiciel utilisé cette fois-ci serait une version plus puissante du virus GoldenEye, selon la firme roumaine de cybersécurité Bitdefender. Certains lui ont donné le nom de Petya.

Aussi dans Monde :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!