Ted S. Warren Ted S. Warren / The Associated Press

WASHINGTON — Une version limitée du décret migratoire du président américain Donald Trump est entrée en vigueur jeudi soir, dépouillée des dispositions qui avaient semé le chaos dans les aéroports lors de sa mise en oeuvre initiale, en janvier.

Les directives annoncées par le département d’État mercredi soir resserrent les critères déjà rigoureux auxquels sont soumis les demandeurs de visas issus de six pays à majorité musulmane.

L’entrée en vigueur du décret, à 20 h, heure de l’Est, devait toutefois se réaliser de manière ordonnée selon les autorités frontalières.

Le porte-parole des douanes et de la protection des frontières Dan Hetlage affirmait que son agence ne s’attendait à rien d’exceptionnel aux points d’entrée, étant donné que les détenteurs de visas valides pourraient encore voyager librement.

En janvier, la confusion avait surgi après le refoulement de voyageurs déjà dotés de visas.

Les défenseurs des droits des migrants se sont toutefois engagés à contester ces nouvelles règles, selon lesquelles les ressortissants de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen doivent dorénavant prouver qu’ils entretiennent une relation proche avec une personne ou une entité en territoire américain pour y entrer.

Les réfugiés en provenance de partout à travers le monde sont soumis à des exigences similaires. Les visas déjà octroyés ne pourront cependant pas être révoqués.

La version initiale de ce décret puis sa seconde mouture avaient été bloquées par les tribunaux avant que la Cour suprême n’autorise finalement sa mise en oeuvre, lundi, à condition que toute personne qui entretient «une relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis» puisse y entrer.

Or, il revenait aux avocats de la Maison-Blanche de déterminer ce qui caractérise une telle relation. Ils ont tranché que sur le plan familial, seul un parent, un enfant, un époux, un gendre, une belle-fille, un frère ou une soeur sont assez «proches» pour justifier une demande de visa.

L’Union américaine pour les libertés civiles a qualifié ces critères d’«extrêmement restrictifs» et d’«arbitraires». Ils excluent notamment les grands-parents, les petits-enfants, les oncles, les tantes, les nièces, les neveux, les beaux-frères, les belles-soeurs et les fiancés.

L’État d’Hawaï a saisi un juge fédéral du dossier, jeudi, arguant que de telles relations familiales devraient être reconnues comme de «de bonne foi».

Pour être jugées admissibles, les relations professionnelles ou d’affaires doivent pour leur part s’avérer «formelles, documentées et formées dans le cours normal des affaires plutôt que dans le but d’échapper» au décret, a précisé le département d’État.

La Cour suprême doit se pencher sur l’ensemble du décret migratoire en octobre.

Aussi dans Monde :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!