The Associated Press Emmanuel Macron.

PARIS — Le président français Emmanuel Macron a promis lundi de lever l’état d’urgence en vigueur depuis 2015, mais aussi de resserrer les mesures de sécurité mises en place pour lutter contre l’islamisme et les autres menaces.

Présentant ses priorités politiques, diplomatiques et de sécurité lors d’une session extraordinaire du parlement au château de Versailles, M. Macron a dit que son gouvernement s’affairera à prévenir toute nouvelle attaque, et qu’il livrera une lutte sans merci aux assaillants.

Il a insisté, en même temps, sur la nécessité de respecter les libertés individuelles, au moment où plusieurs craignent que les nouvelles mesures ne donnent trop de pouvoir aux policiers.

M. Macron a promis de poursuivre l’intervention militaire française contre les extrémistes à l’étranger, surtout dans le Sahel, en Irak et en Syrie. Il a insisté sur le besoin de poursuivre les négociations et le dialogue pour trouver une solution à long terme.

Le président français a également annoncé qu’une conférence européenne aura lieu plus tard cette année pour tenter de relancer l’Union européenne après le départ du Royaume-Uni. Il a dit comprendre les Européens qui considèrent que l’UE est une machine bureaucratique, distante et froide.

M. Macron a déclaré que les pays européens devraient collaborer plus étroitement pour venir en aide aux réfugiés politiques tout en combattant les passeurs et en renforçant leurs frontières face à l’immigration illégale.

Les représentants de l’extrême gauche de Jean-Luc Melenchon ont boycotté le discours de lundi pour dénoncer ce qu’ils appellent une «monarchie présidentielle».

Dans la foulée de la victoire écrasante de son parti lors des élections législatives, plusieurs adversaires de M. Macron le comparent maintenant à l’empereur Napoléon ou à Jupiter, le roi des dieux romains. Ils dénoncent notamment son désir de réduire les protections dont jouissent les travailleurs en adoptant des décrets et en limitant les débats parlementaires.

M. Macron a prévenu que les électeurs français ne toléreront plus les conflits d’intérêts et les scandales de corruption qui étaient pratiquement devenus la norme en politique française. Il a ainsi dit vouloir abolir le tribunal spécial, composé essentiellement de parlementaires, qui juge les élus accusés de crimes. Ceux-ci seront dorénavant renvoyés devant des juges normaux, mais une mesure sera adoptée pour empêcher les politiciens d’utiliser les tribunaux pour attaquer leurs rivaux.

S’adressant implicitement à la presse française, il a demandé la fin de la recherche incessante de scandale, des violations répétées de la présomption d’innocence et des chasses à l’homme qui détruisent des réputations.

M. Macron a ensuite proposé que certaines lois «simples» soient adoptées par des comités parlementaires. Il veut enfin abolir le tiers des 925 sièges du parlement.

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