AP Photo/Michel Euler Le premier ministre français, Edouard Philippe

PARIS — Le premier ministre français Édouard Philippe a promis mardi d’abaisser dès cette année le déficit budgétaire du pays sous la barre des 3 pour cent imposée par l’Union européenne.

Il a prévenu les parlementaires de s’attendre à une réduction des dépenses, tout en s’engageant à ne pas augmenter les impôts. M. Philippe a dit que la dette française est devenue insoutenable et qu’elle laisse le pays à la merci des marchés financiers.

Il a facilement survécu à une motion de défiance mardi, en raison de la majorité écrasante dont jouit le parti du président Emmanuel Macron depuis les récentes élections législatives.

M. Philippe a expliqué aux élus que l’Allemagne dépense 98 euros pour chaque tranche de 100 euros récoltés en impôts; en comparaison, la France dépense 117 euros.

Il s’est engagé à ne plus embaucher de nouveaux fonctionnaires, à centrer le gouvernement sur ses priorités et à ne plus consacrer d’argent aux initiatives qui n’accouchent de rien.

Les autorités budgétaires françaises ont prévenu la semaine dernière que le déficit du pays pourrait atteindre 3,2 pour cent en 2017 — surpassant la limite de l’UE pour une dixième année de suite — si rien n’est fait.

M. Philippe a annoncé l’intention du gouvernement de gonfler le prix d’un paquet de cigarettes à 10 euros (contre huit euros actuellement); de réduire à six mois le traitement des dossiers des demandeurs d’asile (contre 14 mois actuellement); et de gonfler d’ici 2025 le budget militaire du pays à 2 pour cent du PIB.

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