AP Photo/Fernando Llano

CARACAS, Venezuela — Le conflit entre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro et sa procureure en chef qui lui tient tête a atteint un point culminant, mardi, alors que Luisa Ortega Diaz a annoncé qu’elle boycottait les audiences de la Cour suprême portant sur la levée de son immunité pour que des accusations soient portées contre elle.

Mme Ortega Diaz a martelé que le résultat des audiences était décidé d’avance par le gouvernement, qui selon elle viole son droit à la défense et à des procédures équitables.

En conférence de presse alors que les audiences débutaient, Mme Ortega Diaz a déclaré qu’elle ne «validerait pas un cirque qui entachera l’histoire du pays».

Un député du parti au pouvoir a monté un dossier contre elle qui évoque des «erreurs sérieuses» et celui-ci pourrait provoquer son départ.

Les troupes de la Garde nationale et les policiers antiémeutes ont pris position à l’extérieur du palais de justice à Caracas, où des manifestations contre le gouvernement Maduro ont lieu presque quotidiennement depuis des mois.

Lundi, la Cour suprême essentiellement composée de partisans du gouvernement, a agi elle-même pour imposer à Mme Ortega Diaz une adjointe: une avocate loyale au gouvernement qui avait été sanctionnée par les États-Unis en 2015 pour avoir condamné certains des plus grands opposants du président Maduro.

La décision de nommer Katherine Haringhton fait d’elle la deuxième juriste la plus puissante du pays. En vertu de la Constitution, c’est la procureure en chef qui a le pouvoir de nommer sa propre adjointe, avec la confirmation du congrès.

Alors que la crise s’est aggravée encore davantage, Mme Ortega Diaz est devenue la plus grande critique du régime Maduro. En avril, elle avait brisé les rangs avec le gouvernement relativement à sa décision de retirer des pouvoirs au Congrès et elle s’est jointe aux opposants de droite du président qui critiquent son intention de réécrire la Constitution de 1999.

Aussi dans Monde :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!