Rafal Kowalczyk

VARSOVIE, Pologne — Les participants à une rencontre du comité du patrimoine mondial de l’Unesco ont demandé mercredi à la Pologne de cesser immédiatement l’exploitation de la portion la plus ancienne de la dernière forêt vierge d’Europe, en menaçant de l’ajouter à la liste des sites du patrimoine menacés.

Le ministre polonais de l’Environnement, Jan Szyszko, essuie les tirs nourris des écologistes et de l’Union européenne pour avoir triplé l’ampleur de l’exploitation de la forêt de Bialowieza. L’UE menace la Pologne de sanctions pour ce qu’elle qualifie de menace à la forêt, qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco et qui jouit d’une surveillance particulière.

Le ministre Szyszko prétend que les arbres sont abattus uniquement pour lutter contre une infestation d’insectes. Les écologistes y voient plutôt une exploitation à profit.

L’exploitation des secteurs les plus nouveaux de la forêt a lieu depuis des années et est moins controversée.

L’agence onusienne était réunie mercredi à Cracovie, dans le sud de la Pologne. Elle a «fortement incité» la Pologne «à cesser immédiatement l’exploitation des forêts anciennes».

Elle a demandé au gouvernement de protéger «la continuité et l’intégrité de la forêt ancienne de la forêt de Bialowieza», en plus de demander à des experts du patrimoine mondial d’aller évaluer la situation sur le terrain. La Pologne devra présenter, d’ici la fin de 2018, un rapport détaillant comment elle protège la forêt.

Le comité a prévenu qu’il pourrait ajouter la forêt de Bialowieza à la liste des sites du patrimoine mondial menacés, ce qui informerait la communauté internationale de la situation et permettrait une aide immédiate du Fonds du patrimoine mondial.

La forêt inclut notamment un parc national. Elle abrite des centaines de bisons sauvages, plus de 60 autres espèces de mammifères et des centaines d’espèces végétales. Elle s’étend jusqu’au Bélarus.

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