Fernando Llano Fernando Llano / The Associated Press

CARACAS, Venezuela — Des militants progouvernementaux munis de bâtons de bois et de barres de métal ont pris d’assaut le parlement vénézuélien et ont attaqué des élus de l’opposition, mercredi, alors qu’avait lieu une session spéciale coïncidant avec la fête de l’indépendance du pays latino-américain.

Quatre élus ont été blessés. L’un d’eux, Américo de Grazia, a dû être transporté en civière jusqu’à une ambulance et souffrait de convulsions, a indiqué l’un de ses collègues.

Armando Arias, qui était traité pour des blessures à la tête, a ajouté que le fait que les Vénézuéliens perdent «un peu plus de leur pays chaque jour» est encore plus douloureux que l’attaque de mercredi.

Ces événements surviennent dans la foulée de confrontations souvent violentes qui durent depuis environ trois mois, opposant les forces de sécurité à des manifestants antigouvernementaux.

Ces derniers accusent le gouvernement de Nicolas Maduro de tenter d’instaurer une dictature en emprisonnant ses adversaires, en faisant fi du Parlement contrôlé par l’opposition et en réécrivant la Constitution dans le but d’éviter des élections libres et justes.

Les tensions étaient déjà fortes, mercredi, après que le vice-président Tareck El Aissami eut fait une visite surprise au parlement pour souligner le jour de l’indépendance du Venezuela. Celui-ci était accompagné de hauts représentants du gouvernement et de l’armée.

«Nous n’avons toujours pas définitivement fini de briser les chaînes de l’empire», a-t-il dit, arguant que des puissances mondiales tentaient, une fois de plus, de miner la souveraineté du Venezuela.

Il a soutenu que le plan de réécriture de la Constitution par le président Maduro constituait la meilleure chance, pour le pays latino-américain, d’accéder à une réelle indépendance.

M. Maduro a plus tard condamné les actes de violence survenus au parlement. Il a en outre déploré que l’opposition n’en fasse pas assez, selon lui, pour contenir des «attaques terroristes» perpétrées par les manifestants antigouvernementaux contre les forces de sécurité.

«Je ne serai jamais un complice d’actes de violence», a-t-il déclaré alors qu’il prenait la parole à l’occasion d’une parade militaire.

Malgré les violences de mercredi, les élus vénézuéliens ont pu donner leur feu vert à une proposition de l’opposition qui prévoit la tenue d’un référendum symbolique, le 16 juillet, au cours duquel les électeurs auront l’occasion de se prononcer sur les plans de réécriture de la Constitution.

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