AP Donald Trump

VARSOVIE, Pologne — À l’approche d’une rencontre cruciale avec le président russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump n’a pas été jusqu’à condamner jeudi Moscou pour une ingérence dans l’élection présidentielle aux États-Unis — et a refusé de dire s’il aborderait la question lorsque les deux dirigeants se retrouveront derrière des portes closes.

Tout de même, dans un discours devant une foule sympathique au président scandant son nom au centre-ville de Varsovie, M. Trump a tenté de montrer qu’il ne faisait pas fi de l’attitude de Moscou qui suscite des inquiétudes dans le monde, particulièrement en Pologne et dans d’autres pays de l’Europe de l’Est.

Sur la place Krasinski, M. Trump a dit exhorter la Russie à cesser ses activités perturbatrices en Ukraine et ailleurs, et son soutien à des régimes hostiles, incluant la Syrie et l’Iran, et «à joindre la communauté de nations responsables dans leur combat contre des ennemis communs et dans la défense de la civilisation en tant que telle».

Durant une conférence de presse avant son discours saluant la résilience de la Pologne, M. Trump a de nouveau mis en doute la fiabilité du renseignement américain concernant la présidentielle et a argué que la Russie n’est pas le seul pays qui pourrait être coupable d’ingérence dans l’élection américaine.

M. Trump a dit que «personne ne sait vraiment» ce qui s’est passé.

Au premier jour de son deuxième voyage à l’étranger en tant que président, M. Trump a aussi prévenu qu’il étudie «certaines choses assez graves» en réponse au tir d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord il y a quelques jours. Refusant de fournir plus de détails, M. Trump a demandé à tous les pays de s’opposer au «comportement très, très mauvais» de Pyongyang.

MM. Trump et Poutine doivent se rencontrer vendredi à Hambourg, en Allemagne, en marge du sommet du G20.

Concernant les puissances étrangères qui pourraient s’être immiscées dans l’élection présidentielle, M. Trump a dit que c’était possiblement, probablement et certainement la Russie, mais que d’autres pays pourraient aussi être en cause. Il a refusé de fournir plus de détails.

Le président des États-Unis a ensuite répété que son prédécesseur, Barack Obama, savait que la Russie se mêlait de l’élection présidentielle. À son avis, M. Obama n’est pas intervenu car il était convaincu de la victoire de la candidate démocrate Hillary Clinton.

M. Trump prétend que l’agence américaine du renseignement, la CIA, avait prévenu M. Obama de l’ingérence de Moscou plusieurs mois avant le scrutin.

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