AP Photo/Felipe Dana

MOSSOUL, Irak — Alors que le groupe armé État islamique tente de s’accrocher à ses derniers retranchements dans la vieille ville de Mossoul, en Irak, des femmes membres du groupe extrémiste tirent sur les forces irakiennes et utilisent des enfants comme boucliers humains.

C’est ce qu’affirment des commandants irakiens, qui montraient des signes de frustration jeudi alors qu’ils visionnaient des images de surveillance des lignes de front.

Le recours à des enfants en guise de boucliers humains a ralenti les avancées des forces irakiennes de façon répétée au cours de l’offensive de libération de la deuxième ville d’Irak, qui dure depuis près de neuf mois.

Le fait que les femmes «combattent avec leurs enfants juste à côté» fait hésiter les forces irakiennes «à mener des frappes aériennes, à avancer», a expliqué le lieutenant général Sami al-Aridi, alors qu’un officier le mettait au courant de la situation en lui montrant des images captées par drones, sur une tablette électronique.

Sans cette situation particulière, les forces de l’ordre pourraient compléter leurs opérations «en quelques heures seulement», a-t-il ajouté.

Un autre officier qui occupe un poste de commandement a évoqué l’option de recourir à de l’artillerie irakienne, ce qui ne nécessiterait pas l’accord de la coalition appuyée par les États-Unis. Ce dernier s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.

«Pour un enfant, même si son père est un criminel, qu’a-t-il fait?», a toutefois nuancé M. Al-Aridi, précisant que la question n’était pas simple à résoudre puisque des membres des forces qu’il dirige continuent d’être blessés alors que les combats se poursuivent.

Le premier ministre Haider al-Abadi avait félicité ses forces de l’ordre pour leur «grande victoire» à Mossoul, mardi, alors que celles-ci semblaient sur le point de chasser les militants de Daech de leurs derniers retranchements.

On ne sait pas exactement combien de civils se trouvent toujours dans cette dernière enclave, qui couvre une superficie de moins d’un kilomètre carré.

Les Nations unies ont toutefois indiqué que de 2000 à 3500 personnes fuient cette enclave au quotidien.

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