DAKAR, Sénégal — Trente-huit autres fosses communes potentielles ont été trouvées dans le centre de la République démocratique du Congo, a annoncé mercredi l’ONU.

Des affrontements vicieux entre miliciens et soldats ont fait des milliers de morts dans la région depuis le mois d’août dernier.

Cela signifie qu’au moins 80 fosses communes ont maintenant été identifiées, a précisé la mission onusienne de maintien de la paix.

La communauté internationale s’inquiète de cette flambée de violence dans les provinces du Kasaï, qui étaient auparavant pacifiques. Certains croient que les affrontements découlent du report de l’élection présidentielle depuis l’an dernier.

L’Église catholique estime que plus de 3300 personnes ont perdu la vie depuis qu’un chef traditionnel a été tué lors d’une opération militaire en août. L’ONU dit que plus d’un million de personnes ont été déplacées.

L’ONU explique que les nouvelles fosses communes ont été trouvées ce mois-ci dans les régions de Diboko et de Sumbula, du territoire de Kamonia, par des enquêteurs onusiens et congolais.

Le mandat du président Joseph Kabila s’est terminé en décembre. Le gouvernement congolais évoque maintenant la violence pour justifier un nouveau retard du scrutin présidentiel, en faisant valoir que l’inscription des électeurs n’a pas encore commencé dans le Kasaï et le Kasaï-Central. Le processus doit débuter le 20 juillet.

Une entente intervenue entre le gouvernement et l’opposition prévoyait que le scrutin présidentiel aurait lieu cette année, mais que M. Kabila ne serait pas candidat. Le président de la commission électorale a toutefois prévenu que cela ne sera maintenant pas possible.

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