Eduardo Verdugo Eduardo Verdugo / The Associated Press

NEW DELHI — Au moins 200 écologistes ont été tués en 2016 en tentant de protéger les forêts, les rivières et la terre de l’exploitation minière, de la déforestation et de l’agriculture, soit le bilan annuel le plus lourd jamais compilé, a affirmé jeudi le groupe Global Witness.

L’organisation non gouvernementale londonienne se spécialise dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles et la corruption.

Elle affirme dans un rapport publié jeudi que le nombre de meurtres du genre a triplé en Inde, mais que l’Amérique latine demeure la région la plus mortelle avec 60 pour cent des victimes.

Les quelque 200 décès recensés en 2016 l’ont été dans 24 pays, comparativement aux 185 écologistes qui avaient été tués dans 16 pays en 2015.

Les écologistes qui combattaient l’exploitation minière, pétrolière, agricole et forestière ont été victimes du plus grand nombre de meurtres. De telles activités empiètent de plus en plus sur des régions vierges, a expliqué un représentant de Global Witness, et entrent de plus en plus en conflit avec les populations autochtones, qui représentent 40 pour cent des victimes documentées dans le rapport.

Le groupe a prévenu que le nombre de morts est probablement plus élevé, puisqu’il est difficile de documenter la situation. Les écologistes, quand ils ne sont pas tués, sont fréquemment victimes de menaces de mort, d’agressions, d’arrestations ou de poursuites en justice dispendieuses.

Le Honduras, où 14 défenseurs de la terre ont été tués l’an dernier, demeure le pays le plus mortel par habitant. Les victimes incluent Berta Caceres, qui avait reçu le prestigieux prix environnemental Goldman pour s’être opposée à un projet de barrage hydroélectrique sur les terres de son peuple, les Lenca. Elle a été tuée chez elle par des hommes armés. Deux autres membres de son organisation ont aussi été tués l’an dernier.

Deux banques européennes ont annoncé la semaine dernière qu’elles retiraient leur financement au projet dénoncé part Mme Caceres.

Quarante-neuf militants ont été tués au Brésil et 37 en Colombie, soit les deux bilans nationaux les plus élevés.

En Afrique, les plus menacés sont les gardiens des parcs nationaux qui doivent mettre en échec les braconniers.

Global Witness s’attend à un bilan encore plus lourd en 2017.

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