PAMPELUNE, Espagne — Treize personnes ont été blessées vendredi lors de la dernière course de taureaux des Fêtes de San Fermin, à Pampelune, en Espagne, mais aucune n’a été encornée.

Il s’agit néanmoins du bilan le plus lourd des huit courses organisées depuis le début du festival.

Un touriste américain de 30 ans a subi les blessures les plus graves quand il a été frappé, mais non encorné, par un taureau dans la dernière portion de la course, près de l’entrée de l’arène.

Les autres blessés sont sept Espagnols, deux Français, un Italien et un autre Américain. Ils ont notamment été blessés à la tête et au dos, mais on ne dispose pas de plus de détails concernant leur état de santé.

La course le long des 850 mètres de rues en pavés a duré deux minutes et 10 secondes, la plus rapide du festival de cette année.

Sept personnes — quatre Américains et trois Espagnols — avaient précédemment été encornées depuis le début du festival, vendredi dernier.

La plupart des blessures surviennent quand les coureurs chutent ou sont piétinés par les taureaux.

Des centaines de personnes mettent leur courage — et surtout leur rapidité — à l’épreuve en s’élançant devant les six taureaux qui sont relâchés dans les rues de la ville.

Au terme de la course, les taureaux affrontent des matadors dans une arène où ils sont presque assurément mis à mort.

L’événement de neuf jours a été rendu populaire par l’écrivain Ernest Hemingway dans son roman «Le soleil se lève aussi» (The sun also rises). La ville de quelque 200 000 habitants voit sa population presque quintupler pendant le festival.

Les courses de taureaux, ou «encierros» en espagnol, sont une composante traditionnelle de plusieurs festivals estivaux en Espagne. Les défenseurs des droits des animaux jugent la coutume cruelle et dépassée.

Des dizaines de personnes sont blessées lors de ces courses chaque année, habituellement lors de chutes. Quinze personnes ont toutefois été encornées à mort lors des Fêtes de San Fermin depuis 1924, quand des données ont commencé à être compilées.

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