BEYROUTH — Des affrontements ont éclaté dans le nord-ouest de la Syrie entre deux des plus puissants groupes d’insurgés, soulevant la crainte d’une flambée de violence dans la province d’Idlib, que contrôlent les rebelles.

Les combats entre les ultraconservateurs d’Ahrar al-Cham et les militants de Hayat Tahrir al-Cham (HTC) — auparavant lié à al-Qaïda — constituent les premiers actes de violence sérieux depuis la trêve conclue entre les deux groupes en février.

Si le conflit entre ces deux anciens alliés prend de l’ampleur, il pourrait nuire à leur lutte contre les forces du président Bachar al-Assad, qui, sous le couvert de frappes aériennes russes, ont gagné du terrain au cours de la dernière année.

L’importance de la province d’Idlib dans le cadre de la guerre civile syrienne croît tandis que les combattants de l’opposition y affluent en provenance du centre et du nord du pays.

Longeant la Turquie, Idlib avait accueilli des milliers d’insurgés en décembre, lorsque la ville d’Alep est tombée aux mains du gouvernement — sa plus grande victoire depuis le début de la guerre civile, en mars 2011.

Samedi, Ahrar al-Cham a accusé HTC d’«actes tyranniques» et signalé par communiqué que le groupe, dont le nom se traduit «Comité de Libération du Levant», envoyait des renforts en prévision d’une attaque.

Par l’entremise de son agence de presse, HTC a notamment accusé Ahrar al-Cham de détenir l’un de ses commandants.

L’agence Ibaa a ensuite annoncé qu’ils s’étaient entendus pour résoudre cette crise selon la loi islamique.

Mercredi, HTC a rapporté la mort de deux de ses membres dans le village de Sarjeh et porté le blâme sur un allié d’Ahrar al-Cham.

Ces tensions surviennent alors qu’Ahrar al-Cham tente de se présenter comme un groupe rebelle modéré.

HTC est pour sa part une coalition menée par le front Fatah al-Cham, auparavant connu sous le nom d’al-Nosra, qui est considéré comme une organisation terroriste sur la scène internationale, au même titre que Daech (le groupe armé État islamique). Or, HTC jouit du soutien de la population locale dans le nord-ouest de la Syrie, où il est perçu comme une faction puissante qui tient tête à l’armée syrienne.

Du côté de Raqqa, les forces démocratiques syriennes (FDS), appuyées par les États-Unis, poursuivent leur offensive entamée en début juin pour reprendre la ville à Daech.

Les djihadistes disent avoir tué 164 membres des FDS au cours du dernier mois, un chiffre qui reste à être confirmé.

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