Stephane Mahe/Pool Photo via AP

PARIS — Le président français, Emmanuel Macron, a appelé dimanche à une reprise des pourparlers israélo-palestiniens en vue de la création de deux États indépendants — une solution longtemps préconisée par la communauté internationale.

M. Macron a fait cette déclaration à l’occasion de la visite du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour souligner le 75e anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’.

Il a exprimé son souhait qu’Israël et la Palestine soient «côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale».

M. Nétanyahou a dit partager son «désir de paix au Proche-Orient», sans pour autant s’avancer sur de nouvelles négociations.

Le président français a également dénoncé l’attaque contre un lieu saint de Jérusalem, plus tôt cette semaine, qui avait causé la mort de deux policiers israéliens. Son bureau a fait part de ses inquiétudes pour la sécurité en Israël, mais également par rapport à l’expansion que prennent les colonies israéliennes. Il craindrait que le gouvernement de Nétanyahou ne se distancie de la solution à deux États.

Plus tôt dimanche, les deux dirigeants ont assisté à une cérémonie pour commémorer la déportation massive de Juifs par la police française, il y a 75 ans, en pleine Deuxième Guerre mondiale.

Des leaders juifs de l’Hexagone ont livré des discours lourds d’émotion au vélodrome d’hiver, en banlieue de Paris, où quelque 13 000 Juifs avaient été entassés dans le cadre de la rafle, les 16 et 17 juillet 1942, avant d’être envoyés vers des camps de concentration nazis. Moins d’une centaine d’entre eux en sont sortis vivants.

Emmanuel Macron a réaffirmé la responsabilité de la France dans l’opération, soulignant que «pas un seul Allemand n’y prêta la main».

Une manifestation propalestinienne s’est organisée contre la présence de M. Nétanyahou pour dénoncer le blocus de la bande de Gaza et la politique de colonisation israélienne.

M. Macron a expliqué qu’inviter le chef de l’État hébreu était un «geste naturel», mais en entrevue avec un journal français, dimanche, il avait justement précisé qu’il ne «cherche absolument pas à confondre le sujet de la commémoration et la relation franco-israélienne en tant que telle».

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