The Associated Press Moon Jae-in

SÉOUL, Corée, République de — La Corée du Sud a offert à son voisin du nord d’engager le dialogue afin de réduire les tensions le long de la frontière et de reprendre le processus de réunification de familles séparées depuis les années 1950.

On ignore comment réagira la Corée du Nord à cet appel du pied, puisque le régime demeure méfiant face au nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in. Mais cette ouverture du président Moon — la première depuis son assermentation en mai — indique qu’il souhaite privilégier le dialogue afin de désamorcer la crise mondiale provoquée par le programme de missiles de la Corée du Nord, même s’il a déjà condamné le premier essai d’un missile intercontinental balistique le 4 juillet.

La reprise du dialogue constituerait les premières discussions entre les deux voisins depuis décembre 2015. Les rapports se sont détériorés à cause des missiles et du programme nucléaire nord-coréen, et à cause de la ligne dure adoptée par le prédécesseur plus conservateur de M. Moon.

Le sous-ministre sud-coréen de la Défense, Suh Choo Suk, a proposé lundi des discussions entre les états-majors des deux armées dans le village frontalier de Panmunjom, vendredi prochain, afin de mettre un terme aux «activités hostiles» le long de la frontière.

Par ailleurs, la directrice par intérim de la Croix-Rouge de la Corée du Sud, Kim Sun Hyang, a indiqué en conférence de presse qu’elle souhaitait des négociations séparées le 1er août pour discuter de réunification des familles.

Certains analystes croient que la Corée du Nord serait tentée d’accepter la reprise du dialogue entre militaires, parce qu’elle souhaite que l’armée de la Corée du Sud cesse de diffuser par haut-parleurs à la frontière, comme elle le fait depuis que Pyongyang a effectué son quatrième essai de missile nucléaire en janvier 2016. Les chances d’une reprise du dialogue sur la réunification des familles semblent toutefois moins bonnes, parce que la Corée du Nord exige d’abord le rapatriement de certains transfuges.

Dans un discours en Allemagne plus tôt ce mois-ci, le président Moon a ouvert la porte à une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, si certaines conditions étaient réunies. Il a aussi souhaité la fin des «activités hostiles» à la frontière, la reprise du programme de réunification des familles et la coopération des deux Corées pour la tenue des Jeux olympiques d’hiver de 2018, à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Les deux pays sont divisés depuis la guerre de Corée de 1950-1953, qui s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix. Quelque 28 500 soldats américains sont basés en Corée du Sud.

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