AP Photo/Lefteris Pitarakis

ISTAMBOUL — Des défenseurs des droits de la personne pourraient faire face à des accusations de nature terroriste, lundi, en Turquie.

Les dix militants, parmi lesquels figure le dirigeant national d’Amnistie internationale, ont comparu lundi après avoir été arrêtés plus tôt ce mois-ci sur l’île de Büyükada. Ils seraient soupçonnés d’être membres d’un groupe terroriste armé.

Le président turc, Recep Tayypi Erdogan, ne s’est pas avancé pas sur ce qu’on leur reproche, affirmant simplement qu’ils avaient tenu une rencontre s’inscrivant «dans la continuité» du putsch raté de l’été dernier.

Andrew Gardner, lui aussi de la branche turque d’Amnistie internationale, présente cette affaire comme une mise à l’épreuve du système judiciaire turc. Il juge que si ses pairs sont emprisonnés, la Turquie tombera dans la disgrâce sur la scène internationale.

Les autres militants arrêtés sont membres de la Coalition des femmes, de l’Assemblée des citoyens d’Helskini et de trois autres groupes de défense des droits et libertés.

Le gouvernement turc accuse l’imam Fethullah Gülen d’avoir orchestré la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016. Le clerc établi aux États-Unis nie cependant ces allégations.

Dans la foulée du putsch avorté, le régime d’Erdogan avait déclaré l’état d’urgence et lancé une vague de répression ayant mené au licenciement de plus de 100 000 fonctionnaires. Quelque 50 000 présumés comploteurs ont également été arrêtés, dont des politiciens, des journalistes et des universitaires.

Lundi, le Parlement a prolongé de trois mois l’état d’urgence, qui devait prendre fin le 19 juillet. le président Erdogan a déclaré qu’il serait maintenu d’ici un soi-disant retour au calme.

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