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BRUXELLES — La première séance de négociations complète entre le Royaume-Uni et l’Union européenne laisse croire que l’autorité de la Cour de justice de l’UE constituera la pierre d’achoppement de leur divorce.

Jeudi, le négociateur en chef britannique, David Davis, s’est dit «encouragé par le progrès» réalisé lors des quatre jours de discussions, qui sont pourtant demeurées exploratoires.

Son homologue de l’Union européenne, Michel Barnier, n’a quant à lui pas caché sa frustration face aux positions imprécises du camp britannique sur les plans du règlement financier et du statut de leurs ressortissants respectifs.

En conférence de presse conjointe, il a avancé que la «clarification de la position du Royaume-Uni est indispensable» à une éventuelle entente sur les conditions financières du Brexit.

Les estimations de la facture que l’Union européenne refilera au Royaume-Uni vont de 60 à 100 milliards d’euros. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a déjà prévenu qu’il n’entend pas faire bon accueil d’une demande excessive.

«Les comptes doivent être réglés», a répliqué M. Barnier.

En théorie, les pourparlers pourront s’étirer, au plus tard, jusqu’en mars 2019, mais les deux camps devront en fait parvenir à un accord d’ici l’automne 2018 pour qu’il soit entériné par les membres de l’UE.

Afin de respecter cet échéancier, ils devront s’entendre sur le règlement financier, sur l’enjeu de la frontière avec l’Irlande, sur les droits de leurs ressortissants respectifs établis en sol européen ou britannique, de même que sur le statut de la Cour de justice de l’UE en tant qu’arbitre suprême.

Lors du référendum du Brexit, les électeurs britanniques jugeaient que la préséance de la Cour de justice sur leurs propres tribunaux portait atteinte à leur souveraineté.

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