AP

CARACAS, Venezuela — Deux autres personnes ont perdu la vie au cours des manifestations antigouvernementales qui se sont déroulées jeudi au Venezuela, a confirmé la procureure générale du Venezuela.

Andres Uzcategui, âgé de 23 ans, est mort lors d’une manifestation qui s’est déroulée dans le quartier ouvrier de La Isabelica, dans l’État de Carabobo. Au moins neuf personnes ont été blessées au cours des affrontements, a ajouté le cabinet de la procureure. Aucune précision n’a été révélée.

Plus tôt, la procureure générale avait dit qu’une enquête sera menée sur la mort d’un homme de 24 ans lors d’une manifestation, à l’extérieur de Caracas

Un homme de 24 ans était décédé au cours d’une marche de protestation à la périphérie de la capitale, Caracas. Ronney Eloy Tejera Soler a été abattu, a souligné le cabinet qui ne précise pas qui était responsable du coup de feu. Trois autres personnes ont été blessées.

Ces morts ont endeuillé la plus importante grève nationale depuis 2002.

Le débrayage du transport collectif semblait avoir paralysé tous les autobus, et des milliers d’entreprises privées ont défié le gouvernement en fermant leurs portes.

Les sociétés d’État sont pour leur part demeurées ouvertes, mais bon nombre de leurs employés ont refusé de se présenter au travail.

Des barrages improvisés de pneus et de branches d’arbres obstruaient plusieurs rues de Caracas.

Cette grève de 24 heures vise à contester le projet de réécriture de la Constitution promu par Nicolas Maduro. L’opposition a appelé au boycottage de l’élection d’une assemblée constituante, prévue le 30 juillet, par laquelle le parti au pouvoir chercherait à renforcer sa mainmise sur les quelques institutions qui ne sont pas déjà sous son contrôle.

La plus importante organisation patronale du pays, Fedecamaras, n’est pas allée jusqu’à donner son appui au mouvement, mais elle a signalé que les grévistes ne seraient pas sanctionnés.

Fedecamaras avait joué un rôle de premier plan durant la grève de 2002, qui s’était d’ailleurs étirée jusqu’à l’année suivante, pour tenter de renverser le gouvernement de Hugo Chavez. L’ex-président avait ensuite serré la vis du secteur privé à coups d’expropriations, de stricte réglementation et d’importations pour remplacer la production locale.

La communauté des affaires estime que 150 000 entreprises vénézuéliennes ont mis la clé sous la porte dans les 15 dernières années.

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