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LOVELOCK, Nev. — L’ancien joueur de football et acteur américain O.J. Simpson a obtenu sa libération conditionnelle, jeudi, après avoir passé plus de huit ans derrière les barreaux pour un vol commis dans un hôtel de Las Vegas, réussissant à convaincre les commissaires lors d’une audience diffusée en direct par plusieurs réseaux de télévision américains.

Les membres de la commission des libérations conditionnelles ont annoncé que l’ex-footballeur, aujourd’hui âgé de 70 ans, pourra retrouver sa liberté le 1er octobre, lorsqu’il aura terminé de purger le minimum de neuf ans sur sa peine de 33 ans de prison pour vol à main armée.

Il avait alors tenté de s’emparer de souvenirs sportifs — des photos, des plaques et des balles signées — et d’autres articles qui, soutenait-il, lui avaient été dérobés.

Les quatre commissaires ont voté à l’unanimité pour la libération d’O.J. Simpson au terme d’environ une demi-heure de délibérations.

Ils ont notamment mentionné qu’il y avait peu de risques que l’ex-sportif commette un autre crime.

«Merci, merci, merci», a laissé échapper O.J. Simpson à l’annonce de la décision des commissaires, enfouissant sa tête dans son torse dans un apparent signe de soulagement.

Il a ensuite poussé un soupir alors qu’il se levait de sa chaise pour retourner dans sa cellule de prison, avant de lever ses mains au-dessus de sa tête en disant «Oh, Dieu, oh!».

Durant son audience de plus d’une heure, O.J. Simpson a argué de nouveau qu’il avait seulement voulu reprendre des articles qui lui appartenaient et qu’il n’avait jamais voulu blesser quiconque. Il a soutenu qu’il n’avait pas pointé son fusil en direction de personne ni fait de menaces.

«Je pensais que j’étais content de ravoir mes choses, mais ça ne valait pas la peine, a-t-il dit. Ça ne valait pas la peine et je suis désolé.»

Détenu depuis 2008

Les commissaires, qui se trouvaient à Carson City, ont interrogé O.J. Simpson alors que celui-ci comparaissait par vidéoconférence du centre correctionnel de Lovelock, dans une région rurale du Nevada, où il est détenu depuis sa condamnation, en 2008.

Ses avocats avaient fait valoir que sa peine était disproportionnée par rapport à son crime, arguant qu’il avait en fait été puni pour le meurtre son ex-femme, Nicole Brown Simpson, et de l’ami de celle-ci, Ronald Goldman, dont il avait été acquitté en 1995.

Sa responsabilité avait toutefois été reconnue devant une cour civile, en 1997, laquelle lui a ordonné de verser 33,5 millions $ aux survivants — dont ses enfants et la famille Goldman.

Avant que l’audience ne prenne fin, jeudi, l’un des commerçants qu’O.J. Simpson avait volé, Bruce Fromong, a indiqué que l’ex-footballeur n’avait jamais pointé de revolver dans sa direction durant les événements, ajoutant que c’était plutôt l’un des complices du sportif qui avait agi de la sorte.

La fille aînée du détenu, Arnelle Simpson, a pour sa part fait valoir que son père n’était pas parfait, qu’il réalisait l’erreur qu’il avait commise et qu’il avait passé des années à payer pour cette dernière.

O.J. Simpson a réitéré qu’il s’était tenu loin de tout problème en prison, où il agit à titre d’entraîneur dans le gymnase, en plus de conseiller d’autres détenus.

Il a soutenu qu’il entendait retourner vivre en Floride après sa libération.

Comme lors du «procès du siècle» de 1995, plusieurs réseaux de télévision majeurs ont diffusé en direct l’audience de jeudi.

Le joueur étoile avait été intronisé au temple de la renommée du football professionnel en 1985.

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