The Associated Press Luisa Ortega Diaz.

La ministre canadienne des Affaires étrangères a condamné la destitution de la procureure générale dissidente au Venezuela, Luisa Ortega Díaz, qui a été remplacée par un fidèle du gouvernement socialiste de Nicolas Maduro.

Chrystia Freeland a déclaré sur le compte Twitter du ministère que le Canada dénonçait ce nouveau développement dans la crise qui secoue le Venezuela depuis plusieurs mois et qui a atteint son point culminant vendredi avec la création d’une assemblée constituante, qui selon les détracteurs du président, lui servira d’outil pour qu’il instaure une dictature.

Mme Freeland a ajouté que «la première action de l’Assemblée constituante fut d’accroître le démantèlement de la séparation des pouvoirs et de la démocratie au Venezuela».

L’administration Trump, qui a imposé des sanctions contre M. Maduro, a également exhorté la communauté internationale à «sauver» le pays de la «dictature autoritaire».

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, le général H.R. McMaster, a d’ailleurs critiqué Cuba, la Chine, ainsi que la Russie pour leur soutien au président Maduro.

En entrevue avec MSNBC, le général McMaster a cependant exclu l’idée d’intervenir militairement au Venezuela.

Par ailleurs, le Mercosur, une union commerciale sud-américaine dont fait partie le Venezuela, a annoncé samedi que le pays était suspendu indéfiniment parce qu’il n’a pas respecté ses engagements en matière de démocratie.

La suspension n’a pas d’effet important en elle-même, puisqu’elle n’impose pas de sanctions, et elle ne change rien quant au commerce et à la migration.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Aloysio Nunes, estime malgré tout que cette décision aura un «impact politique».

Lors d’une rencontre à Sao Paulo, les ministres des Affaires étrangères du Mercosur, ont dit vouloir envoyer un message à leur voisin.

«Aujourd’hui, au Venezuela, il n’y a pas de démocratie», a tranché le ministre argentin Jorge Faurie.

Cette décision était peu surprenante. Le président Maduro avait d’ailleurs réagi avant même que la nouvelle tombe.

«Personne ne va nous exclure du Mercosur, même s’ils prennent des mesures illégales comme ils l’ont fait», avait-il déploré à la Radio Rebelde, en Argentine.

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