Ariana Cubillos Ariana Cubillos / The Associated Press

CARACAS, Venezuela — Des soldats loyalistes ont affronté pendant trois heures un petit groupe de mutins qui tentaient de s’infiltrer dimanche dans une base militaire de l’armée vénézuélienne dans l’espoir de fomenter un coup d’État, a déclaré le président Nicola Maduro.

Les troupes fidèles au régime en place ont tué deux des mutins, en ont blessé un et capturé sept autres. Dix hommes sont parvenus à s’échapper, a raconté le controversé dirigeant vénézuélien lors de sa déclaration hebdomadaire sur les ondes de la télévision d’État.

«Nous savons où ils se dirigent. Toutes nos forces militaires et policières sont déployées», a-t-il dit.

M. Maduro a ajouté qu’il réclamera «la peine maximale pour ceux qui ont participé à cette attaque terroriste».

L’attaque est survenue au petit matin à la base militaire de Paramacay située à Valencia, au centre du pays. Des témoins habitant près de là ont affirmé avoir entendu des rafales de coups de feu vers 4 h 30.

Une vidéo montrant un petit groupe d’hommes en tenue militaire, certains armés de fusils d’assaut, a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Un homme se présentant comme le capitaine Juan Caguaripano signale que toute unité militaire refusant de se joindre à la mutinerie deviendrait leur cible.

«Ceci n’est pas un coup d’État, a-t-il exposé. Il s’agit d’une action civique et militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel.»

Vingt hommes ont réussi à pénétrer dans la base, surprenant les sentinelles de nuit. Les intrus auraient atteint l’arsenal de la base lorsque l’alerte a été lancée.

En soirée, M. Maduro a profité de l’occasion pour annoncer la création d’une «commission de la vérité» par la toute puissante assemblée constituante. Son mandat sera de s’assurer que les responsables de l’agitation sociale qui ensanglante le pays depuis plusieurs mois feront face à la justice.

Le président a aussi ajouté que les nouveaux élus envisageaient de voter une loi contre «la haine, l’intolérance et le fascisme». Il a nommément pointé du doigt Julio Borges, le président de l’Assemblée nationale où l’opposition est majoritaire: «la Justice s’en vient vous chercher».

Aussi dans Monde :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!