AP Andrew Harnik Jeff Sessions (gauche) et Rod Rosenstein (droite)

WASHINGTON — Les procureurs américains n’entendent pas s’en prendre aux journalistes qui font leur travail, mais ils pourraient tenter de les faire divulguer leurs sources, a indiqué dimanche un responsable du département de la Justice des États-Unis.

«Nous sommes après la personne derrière la fuite, pas le journaliste. Nous sommes après les gens qui commettent des crimes», a déclaré le procureur général adjoint Rod Rosenstein, en entrevue à l’émission «Fox News Sunday».

Vendredi, il avait refusé de préciser si les procureurs chercheraient à jeter des reporters en prison.

La veille, les autorités s’étaient engagées à serrer la vis contre les fuites d’informations gouvernementales, qui portent selon elles atteinte à la sécurité nationale.

Dimanche, M. Rosenstein n’a pas fermé la porte à ce que des journalistes fassent l’objet d’une enquête pour avoir enfreint d’autres lois, dont il n’a toutefois pas précisé la nature.

Les autorités révisent actuellement les directives qui compliquent la tâche des procureurs voulant citer des journalistes à comparaître à propos de l’identité de leurs sources.

Rod Rosenstein estime que certains «obstacles procéduraux» retardent les enquêtes sur les fuites d’informations confidentielles.

Sans fournir de détails, il a ajouté que le nombre d’enquêtes criminelles de la sorte a plus que triplé dans les premiers mois suivant l’entrée en poste de l’administration de Donald Trump.

Un fonctionnaire sous Barack Obama a fait écho à ses inquiétudes.

En entrevue avec le réseau CBS, l’ex-secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson dit n’avoir jamais eu connaissance de fuites aussi graves.

Il a toutefois tenu à mettre en garde le département de la Justice.

«Avant de décider de vous en prendre aux journalistes, aux reporters, et de peut-être citer leurs sources à comparaître, soyez conscients que les tribunaux vont s’impliquer, et ça a le potentiel de donner une mauvaise loi dans ce domaine», a-t-il prévenu.

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