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PARIS — Des policiers français ont blessé par balles et arrêté un homme qui avait apparemment foncé en voiture sur un groupe de militaires, faisant six blessés plus tôt mercredi.

La police a perquisitionné un édifice de Sartrouville, une banlieue de l’ouest parisien, qui serait associé au suspect.

Des policiers lourdement armés et masqués ont également fouillé un bâtiment de Bezons qu’ils croient lié à l’auteur de l’attaque.

Un policier a déclaré qu’il pourrait s’agir d’un immigrant illégal d’Afrique du Nord dans la trentaine. Un autre a indiqué que l’homme est un Algérien résidant légalement en France. Le gouvernement et les procureurs n’ont pas dévoilé son identité.

Ses motivations du suspect ne sont pas connues, mais le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, a déclaré qu’il s’agissait d’une attaque délibérée. Une enquête antiterroriste a été lancée.

L’assaillant et les soldats ont été hospitalisés.

Sur Twitter, le président Emmanuel Macron a félicité les «forces de l’ordre qui ont appréhendé l’auteur de l’attaque» et a aussi appelé les Français à la vigilance.

Les forces de l’ordre françaises ont été la cible de plusieurs attaques depuis un an, notamment près de sites touristiques aussi courus que la tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame. L’attaque de mercredi a toutefois été perpétrée à Levallois-Perret, au nord-ouest de Paris, une banlieue tranquille qui accueille la direction générale de la Sécurité intérieure et son service de contre-terrorisme.

La ministre de la Défense Florence Parly a estimé que cet incident démontre que les mesures de sécurité ajoutées depuis quelques années sont «plus nécessaires que jamais».

Des témoins ont aperçu le suspect qui patientait au volant de sa voiture BMW, au fond d’un cul-de-sac, près de l’hôtel de ville de Levallois-Perret et d’un édifice utilisé par les militaires participant à l’opération Sentinelle, qui vise à protéger les principaux sites touristiques du pays.

Le suspect se serait tout d’abord approché lentement des soldats qui sortaient pour prendre place à bord de leur propre véhicule. Selon le ministère de l’Intérieur, il aurait accéléré sur les cinq derniers mètres, percutant les militaires de plein fouet et les coinçant contre leur camionnette.

Un témoin a raconté avoir entendu des cris de douleur horribles, avant que des soldats ne se lancent à la poursuite du véhicule qui s’enfuyait.

La police a alors lancé une vaste chasse à l’homme qui a culminé sur l’autoroute A16 — dans le nord du pays, près de Calais — où les forces de l’ordre ont intercepté «le principal suspect dans cette affaire», selon le premier ministre Édouard Philippe. Des images montrent des véhicules d’urgence qui encerclent une BMW noire, au pare-brise endommagé, sur l’autoroute.

Un responsable a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que l’individu a été blessé par les balles de la police pendant son arrestation, mais son état de santé demeure inconnu. Un policier a aussi été atteint par une balle perdue.

Trois soldats ont subi des blessures légères et trois ont été touchés plus grièvement, mais on ne craint pas pour leur vie, selon le ministère de la Défense.

Les soldats étaient issus du 35e régiment d’infanterie et servaient dans le cadre de l’opération Sentinelle, créée pour protéger des sites français importants après une série d’attaques extrémistes en 2015.

«Cet attentat est vraiment odieux, a dit le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany. D’avoir ciblé des militaires qui sont là pour protéger les Français (…) de foncer sur eux sans leur laisser la moindre chance (…) Je trouve cette agression honteuse.»

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