The Associated Press Des casques blancs en action.

BEYROUTH — Le bureau d’un groupe de protection civile syrien a été pris d’assaut par des tireurs, tôt samedi, tandis qu’un attentat-suicide a tué au moins 23 rebelles dans le sud du pays.

L’attaque contre les Casques blancs, qui donnent des soins paramédicaux, a fait sept morts à Sarmine, dans la province d’Idlib.

Idlib a récemment été le théâtre d’affrontements entre des combattants liés à al-Qaïda et les ultraconservateurs d’Ahrar al-Cham. Le Comité pour la libération du Levant, Hayat Tahrir al-Cham, a ainsi pris le contrôle de la plupart de la région.

Le groupe dit avoir découvert des cellules dormantes de Daech (le groupe armé État islamique) qui préparaient une attaque.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, établi à Londres, les sept membres des Casques blancs tués ont été atteints par balle à la tête. Le massacre a été découvert par des bénévoles de l’organisme, qui ont trouvé les corps de leurs collègues à leur arrivée au bureau.

Selon le directeur de l’Observatoire, il pourrait s’agir d’une attaque visant à nuire à la réputation de Hayat Tahrir al-Cham et à démontrer qu’Idlib n’est pas un lieu sûr.

Un militant de l’opposition s’étant confié à l’Associated Press sous le couvert de l’anonymat estime que les djihadistes de Daech sont derrière ce bain de sang.

Les premiers répondants syriens risquent leur vie pour venir en aide aux victimes de la guerre civile, qui en est à sa sixième année. Les Casques blancs étaient pressentis pour le prix Nobel de la paix l’an dernier.

L’attaque à la bombe contre un groupe rebelle dans le sud du pays, qui a aussi fait 20 blessés, n’a toujours pas été revendiquée.

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