AP Photo/Pablo Martinez Monsivais Donald Trump.

Dimanche, la Maison-Blanche a publié un communiqué cherchant à élargir la portée des propos de M. Trump qui, selon plusieurs, avait fait preuve d’indulgence face aux groupes de l’extrême droite rassemblés à Charlottesville, en Virginie.

«Le président a affirmé de manière très forte (samedi) qu’il condamne toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine, et bien sûr, cela inclut les suprémacistes blancs, le KKK, les néo-nazis et tous les groupes extrémistes. Il a appelé à l’unité nationale et au rassemblement de tous les Américains», selon un porte-parole de la Maison-Blanche.

Sa première intervention sur le sujet avait suscité maintes réactions, dont plusieurs négatives. Il avait déclaré, à l’origine, qu’il blâmait les deux partis impliqués: «Nous condamnons, en les termes les plus forts cette flagrante démonstration de haine, de sectarisme et de violence, de plusieurs bords. Cela a commencé il y a bien longtemps. Avant Donald Trump. Avant Barack Obama. Cela dure depuis très très longtemps.»

M. Trump n’a pas répondu aux questions des journalistes samedi demandant s’il rejetait le soutien de suprémacistes blancs à son endroit ou s’il estimait que le véhicule ayant foncé dans la foule était un exemple de terrorisme intérieur. Des membres de l’équipe de M. Trump ont affirmé sur les ondes d’émissions d’information, dimanche, que la Maison-Blanche condamnait les suprémacistes blancs, mais plusieurs républicains ont demandé de l’entendre de M. Trump.

Ce que d’autres ont dit:
«Je n’en ferai pas tout un plat. Je fais porter le chapeau pour bien des choses que l’on observe aux États-Unis de nos jours à l’entourage du président», — le maire de Charlottesville, Michael Signer, un démocrate.

«M. le Président, nous devons appeler le mal par son nom. C’étaient des suprémacistes blancs, c’était un acte de terrorisme intérieur», — le sénateur républicain du Colorado Cordy Gardner (Twitter).

«Il est très important pour notre nation d’entendre @potus (le président) décrire les événements de #Charlottesville comme ils le sont réellement: une attaque terroriste par des #suprémacisteblanc», — le sénateur républicain de la Floride, Marco Rubio.

«Les suprémacistes blancs ne sont pas des patriotes, ce sont des traîtres. Les Américains doivent s’unir contre la haine et l’intolérance», — le sénateur républicain de l’Arizona, John McCain.

«@POTUS doit se prononcer franchement contre le retour en force des suprémacistes blancs. Il n’y a pas plusieurs camps, juste le bien et le mal», — un représentant de la Californie, Adam Schiff, un démocrate.

«Comme le président Trump a déclaré: le peuple américain doit se rassembler dans l’amour de notre pays et l’amour entre nos concitoyens», — le vice-président Mike Pence (Twitter).

«Même si on défendre la liberté de parole et la liberté de réunion, nous devons condamner la haine, la violence et les suprémacistes blancs», — l’ancien président Bill Clinton (Twitter).

«Nous devons appeler le mal par son nom. Mon frère ne s’est pas sacrifié en combattant Hitler pour que les idées nazies soient librement diffusées chez nous» — le sénateur républicain de l’Utah, Orrin Hatch (Twitter).

«Les commentaires de M. Trump étaient justes. Il ne nous a pas attaqués. Il a seulement dit que la nation doit se rassembler. Il n’a rien dit contre nous. Il ne nous a pas du tout condamnés. Quand on lui a demandé de le faire, il a quitté la salle. C’était bien, très bien. Que Dieu le bénisse» — Daily Stormer, un site internet suprémaciste qui a fait la promotion du rassemblement de Charlottesville dans son édition Summer of Hate (L’Été de la haine).

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