The Associated Press

NEW YORK — Les avocats qui souhaitent défendre Joaquín «El Chapo» Guzmán pourraient ne jamais être payés.

Le juge américain Brian Cogan les a prévenus, lundi, que les avocats du gouvernement pourraient saisir leurs honoraires si jamais il est démontré qu’ils ont été payés à même les quelque 14 milliards $ US que Guzmán est soupçonné d’avoir amassés par le biais du trafic de la drogue.

Guzmán a souri et salué ses proches en entrant dans la salle d’audience, mais il n’a pas pris la parole.

Les avocats ont ensuite dit aux journalistes qu’ils espèrent toujours trouver un moyen d’être payés. Ils disent attendre la rencontre entre Guzmán et sa soeur, jeudi — la première rencontre entre Guzmán et un membre de sa famille depuis qu’il a été extradé vers les États-Unis et incarcéré, en janvier.

Un des avocats, Jeffrey Lichtman, a rappelé que Guzmán a un «droit constitutionnel» d’obtenir la meilleure défense possible.

Les procureurs ont fait valoir que les contribuables ne devraient pas éponger les coûts de sa représentation, et ils ont prévenu que le gouvernement ne garantira pas qu’il ne tentera pas de mettre la main sur l’argent versé à des avocats privés.

Me Lichtman est connu pour avoir défendu le fils du mafioso notoire John Gotti. Son client, John Gotti fils, a échappé à la justice et est aujourd’hui un homme libre. Il dit avoir rencontré Guzmán chaque semaine dans l’espoir de le défendre lors de son procès, en avril.

Guzmán est notamment accusé d’avoir été à la tête d’un cartel qui se livrait au trafic de la drogue et au blanchiment d’argent, et qui aurait commis des meurtres et des enlèvements.

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