Les récentes avancées techniques réalisées par la Corée du Nord dans le développement d’un missile intercontinental seraient attribuables à l’achat de réacteurs de fusée sur le marché noir, selon une étude de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) publiée aujourd’hui.

L’IISS explique que l’arsenal nucléaire nord-coréen, constitué jusqu’en 2015 de missiles à courte et moyenne portée, a récemment effectué un bond «fulgurant», culminant au test réussi, le 28 juillet dernier, d’un missile balistique intercontinental. Le missile à deux phases (two-stage), nommé Hwasong-14, un engin propulsé au carburant liquide, serait capable, selon l’auteur de l’étude, de frapper la côte ouest américaine.

Les ingénieurs nord-coréens, n’étant pas en mesure de concevoir eux-mêmes un réacteur aussi avancé, auraient plutôt acheté des exemplaires à l’étranger. L’étude avance que les réacteurs pourraient provenir d’Ukraine, toujours en proie à un conflit qui déstabilise l’est de l’Europe, où sont situées des usines de la compagnie Yuzhnoye. L’entreprise fabrique un réacteur similaire à celui utilisé dans les test de missiles balistiques de Pyongyang.

Toujours selon l’IISS, Yuzhnoye serait aux prises avec des problèmes financiers importants, qui auraient pu forcer des employés à vendre à prix fort les précieux réacteurs nécessaires au développement du programme balistique de la Corée du Nord.

L’auteur de l’étude, Michael Elleman, affirme toutefois que le pays dirigé par Kim Jong-un est encore bien loin d’avoir les connaissances et la technologie requises pour apprendre à fabriquer elle-même des réacteurs de fusée suffisamment puissants. Chaque test requiert donc de puiser dans un stock de réacteurs limité, dont la source pourrait être bloquée par une intervention des États-Unis.

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