BOSTON — Des milliers de manifestants scandant des slogans antinazis ont convergé au centre-ville de Boston, samedi, éclipsant le petit groupe de conservateurs qui ont écourté leur «rassemblement pour la liberté d’expression», exactement une semaine après les affrontements meurtriers de Charlottesville.

Quelque 40 000 contre-manifestants ont déferlé dans le jardin public Boston Common, hors duquel les policiers ont dû escorter les conservateurs qui comptaient y prononcer des discours.

Le commissaire de police, William Evans, précise que 500 agents, tant infiltrés qu’en uniforme, ont été déployés pour séparer les deux camps.

De l’urine, des pierres et des bouteilles ont été lancées en direction de policiers. M. Evans a indiqué que 27 personnes avaient été arrêtés au cours de la journée, la plupart pour avoir troublé la paix publique, mais certaines l’ont été pour avoir agressé des représentants de l’ordre.

Selon lui, tout s’est déroulé «comme prévu». Personne n’a été blessée.

Le maire démocrate de Boston, Marty Walsh, et le gouverneur républicain du Massachusetts, Charlie Baker, ont tous deux prévenu qu’ils ne toléreraient aucune agitation extrémiste à Boston, perçu comme le berceau de la liberté aux États-Unis.

Les organisateurs du rassemblement se sont distanciés des néonazis, des suprémacistes blancs et des autres protestataires qui avaient fomenté la violence à Charlottesville, en Virginie, samedi dernier. Une femme avait perdu la vie et plusieurs autres avaient alors été blessés après qu’un véhicule eut foncé dans la foule de militants antiracistes.

Certains craignaient tout de même que des hordes de nationalistes blancs affluent à Boston. Finalement, on n’a dénombré que quelques dizaines de conservateurs, qui sont partis abruptement.

Des événements similaires sont prévus un peu partout aux États-Unis, dont à Atlanta, Dallas et Nouvelle-Orléans.

Samedi matin, le maire de Boston a accueilli les contre-manifestants de Black Lives Matter et d’autres groupes s’opposant au racisme et à l’antisémitisme.

Les caméras de télévision en ont filmé un groupe chasser un homme arborant une casquette et une bannière de la campagne électorale de Donald Trump.

Sur sa page Facebook, l’organisation derrière l’Événement a maintenu qu’elle «n’offrira pas (sa) plateforme au racisme ou au sectarisme» et qu’elle dénonce le suprémacisme et la violence.

Or, le maire Marty Walsh a souligné que certains des invités qui devaient livrer un discours «crachent de la haine».

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