Pedersen, Terje Pedersen, Terje / The Associated Press

STOCKHOLM — La coalition de centre-droit qui a gouverné la Norvège au cours des quatre dernières années a réussi de justesse à conserver le pouvoir à l’issue des élections nationales, selon les résultats préliminaires diffusés mardi.

Avec 95 pour cent des voies de comptabilisées, les conservateurs de la première ministre Erna Solberg, ainsi que ses partenaires de la coalition, semblaient en voie de remporter un total de 89 sièges sur les 169 du Parlement.

Le résultat de l’élection a causé une amère déception du côté du Parti travailliste de gauche, qui demeure le plus grand parti unique au Parlement avec 49 sièges.

Aucune annonce n’a été faite dans l’immédiat quant à la formation d’un nouveau gouvernement, mais l’alliance des quatre partis de centre-droit semblait quasi certaine de continuer.

Bien que la coalition ait permis à la Norvège de traverser des crises comme celles provoquées par l’influx de migrants et le déclin des prix du pétrole à travers le monde, certains analyste ont été surpris de voir le Parti travailliste perdre autant de terrain. Avec ses 49 sièges, le parti en compte en effet six de moins qu’il n’en détenait avant l’élection.

L’élection a tourné en grande partie sur les questions de valeurs nationales, incluant l’accueil que doit réserver le pays aux migrants et aux demandeurs d’asile, de même que la nature de sa relation avec l’Union européenne (UE).

Plusieurs Norvégiens perçoivent le Royaume-Uni comme un modèle pour rompre les liens avec l’UE. Bien qu’elle n’en soit pas membre, la Norvège a accès au marché intérieur de l’UE, accepte la liberté de mouvement des travailleurs de l’UE et applique certaines lois de l’UE. Le Parti du centre, plus grand gagnant de l’élection parmi les partis uniques avec un gain de 10 sièges, a demandé une enquête publique sur la relation de la Norvège avec l’UE.

Mais tant les conservateurs que les travaillistes se sont engagés à maintenir l’arrangement actuel. Ils ont également rejeté l’idée de mettre fin à l’exploration gazière et pétrolière, une demande du Parti de l’environnement, qui ne compte toujours qu’un seul siège.

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