AP Emmanuel Macron

POINTE-À-PITRE, Guadeloupe — Le président français, le ministre britannique des Affaires étrangères et le roi des Pays-Bas se trouvaient mardi dans les Antilles pour constater l’ampleur des dommages causés par le passage de l’ouragan Irma.

Ils devront aussi affronter la colère de résidants qui leur reprochent leur manque de préparation et la lenteur de leur réaction.

L’avion du président français Emmanuel Macron est chargé d’eau, de nourriture, de médicaments et d’équipements d’urgence. M. Macron est arrivé mardi matin en Guadeloupe, un territoire français, où il a été accueilli par des responsables.

M. Macron a déclaré en conférence de presse que sa «priorité» est de permettre aux résidants de l’île de retrouver une vie normale. Il a ensuite ajouté qu’un «des plus grands ponts aériens depuis la Seconde Guerre mondiale» avait été mis en place pour secourir les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

Le président a fait un arrêt à Saint-Martin, où il a indiqué que les résidants constateraient un grand changement d’ici la fin de la semaine, «parce que plusieurs choses seront rouvertes».

M. Macron est également attendu à Saint-Barthélemy, où l’aéroport doit rouvrir mercredi. Les restrictions de vol au-dessus de l’île ont été levées pour la première fois depuis le passage de l’ouragan.

M. Macron a indiqué que 11 personnes avaient perdu la vie dans la partie française de l’île de Saint-Martin, qui a été frappée de plein fouet par Irma. Le premier ministre néerlandais déplore quatre victimes à Sint Maarten. Au total, au moins 37 personnes ont perdu la vie à cause d’Irma dans les Caraïbes.

Environ 1900 soldats et policiers français se trouvent déjà sur le terrain pour assurer la sécurité à Saint-Martin, et la moitié des maisons ont été réalimentées en électricité, selon M. Macron. Quelque 2000 personnes ont déjà été évacuées et d’autres vols seront organisés d’ici la fin de la semaine.

Les territoires européens durement touchés

Plusieurs territoires européens des Antilles ont été dévastés par le passage d’Irma: des dizaines de milliers de personnes sont privées d’eau courante et d’électricité, et des maisons ont été pulvérisées. Les gouvernements français, britannique et néerlandais ont déployé des navires de guerre, des avions et des membres des forces de l’ordre pour maintenir la paix et offrir de l’aide.

Un centre médical était en voie d’être installé mardi dans le stade de Marigot, un port de Saint-Martin, et un navire militaire français fournira aussi une aide médicale d’ici quelques jours, a annoncé le premier ministre Édouard Philippe.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, visitera les îles Vierges britanniques et Anguilla pour constater l’état de la situation. Il a nié, lundi, que son gouvernement ait été lent à réagir, décrivant plutôt un effort «sans précédent» après l’ouragan. Au moins cinq personnes ont été tuées dans les territoires britanniques.

Le roi néerlandais Willem-Alexander est arrivé lundi à Sint Maarten. Il a affirmé que la dévastation était la pire qu’il ait jamais vue. Il s’est toutefois dit encouragé de voir les habitants s’affairer à reconstruire la capitale, Philipsburg.

La Croix-Rouge néerlandaise rapporte que 90 pour cent des édifices de Sint Maarten ont été endommagés par Irma, et un tiers détruits. Environ 200 personnes manquent à l’appel. Quelque 600 soldats seront déployés sur l’île pour aider à la reconstruction, dont 450 qui sont déjà sur place. Les policiers et les soldats auraient aussi mis fin aux vols et aux pillages rapportés immédiatement après la tempête, selon le procureur public.

Le souverain était attendu mardi sur les îles néerlandaises de Saba et de Saint-Eustache, qui ont été frappées moins durement que Sint Maarten.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders ,a estimé que l’Union européenne et les Nations unies devraient contribuer à la reconstruction de la région.

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