The Associated Press Des jeunes migrants syriens à Chypre.

GENÈVE, Suisse — Plus des trois quarts des jeunes migrants âgés de 14 à 24 ans qui ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Italie depuis la Libye ont été victimes de différentes formes d’exploitation en chemin, ont affirmé mardi deux agences onusiennes.

Les jeunes migrants auraient notamment été assujettis au travail forcé ou agressés sexuellement, selon le rapport dévoilé par l’Unicef et l’Organisation internationale pour les migrations.

Les enfants venus du sud ou du centre de l’Afrique auraient été plus victimisés que les autres, notamment en ce qui concerne la discrimination et le racisme, poursuit le document.

Le rapport recommande à l’Union européenne d’ouvrir des «sentiers de migration légaux» à l’intention des enfants et des jeunes qui veulent rejoindre le continent. Il recommande aussi de trouver une alternative à la détention des jeunes qui immigrent illégalement.

Le document s’appuie sur des entretiens avec quelque 22 000 migrants et réfugiés, dont une moitié de jeunes et d’enfants. Selon le rapport, 77 pour cent des jeunes âgés de 14 à 24 ans qui ont été interrogés ont affirmé avoir été exploités d’une manière ou d’une autre — qu’il s’agisse d’exploitation sexuelle, de captivité, de travail forcé ou encore d’un mariage.

Une porte-parole de l’Unicef, Sarah Crowe, a rappelé que de moins en moins de migrants tentent de traverser entre la Libye et l’Italie en raison du niveau de danger élevé du périple, ce qui signifie qu’on ne sait pratiquement rien du sort des jeunes qui traversent ailleurs — et que leurs agresseurs ne seront peut-être jamais punis.

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