Seth Wenig Seth Wenig / The Associated Press

WASHINGTON — Dans son tout nouveau livre, sorti en librairie mardi, Hillary Clinton revient sur sa défaite lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Dans «What Happened» («Ça s’est passé comme ça», en version française), l’ex-candidate démocrate se vide le coeur et distribue les blâmes pour expliquer ce qui a mal tourné.

C’est le jour de l’inauguration du nouveau président et la candidate perdante rêve de se trouver n’importe où, sauf là — elle s’imagine en vacances sur une plage, discuter avec d’autres candidats défaits, n’importe quoi pour ne pas regarder Donald J. Trump lever la main et prêter serment.

Hillary Clinton ouvre le premier chapitre de ses mémoires sur la campagne de 2016 en décrivant son agonie en se demandant si elle devait assister à la cérémonie d’inauguration, craignant d’être huée et de se faire chahuter avec le slogan «Lock her up! (Emprisonnez-la!)»

«Inspirer profondément. Sentir l’air emplir mes poumons. C’est la bonne chose à faire», écrit-elle.

«Expirer. Crier plus tard. (…) Je m’imagine n’importe où sauf ici. Bali, peut-être? Bali, ce serait bien.»

L’agonie d’Hillary Clinton était amplifiée par l’identité de l’adversaire contre qui elle a perdu.

Elle affirme toujours considérer Donald Trump comme une menace pour le pays, avec ses impulsions dangereuses et antidémocratiques.

«Je ne dis pas qu’il va se mettre à tuer des journalistes. Je dis qu’il aime l’idée du pouvoir sans devoir rendre de compte et sans supervision. On n’a jamais fait face à cela de manière aussi sérieuse dans ce pays.»

Partager le blâme

Le livre donne l’occasion à Hillary Clinton de faire l’analyse de sa défaite et de distribuer les blâmes:

— Elle-même. On lui reproche souvent de ne pas être authentique et elle admet qu’elle cache ses émotions: «J’arbore ma contenance comme une armure, pour le meilleur et pour le pire.»

— Bernie Sanders. Elle considère que son adversaire des primaires l’a dénigrée injustement et qu’il s’est ensuite rallié à moitié.

—James Comey. «Je crois qu’il m’a coûté l’élection.»

—Les Russes. Hillary Clinton prévient que l’élection doit être un signal d’alarme que la Russie va utiliser de nouveaux outils informatiques pour affaiblir les États-Unis.

—Les médias. Elle les accuse de divers péchés. Dans une entrevue pour une émission en baladodiffusion cette semaine, elle s’est appuyée sur une étude qui mesure que les nouvelles télévisées ont consacré 200 minutes aux enjeux politiques à l’élection de 2008, 114 minutes en 2012 et 32 minutes en 2016. Elle croit que la télévision a couvert l’élection comme une émission de téléréalité mettant en vedette Donald Trump, une vraie vedette de téléréalité. Elle soutient que les médias s’attendaient à ce qu’elle gagne, mais que de couvrir les frasques de Trump était bon pour les cotes d’écoute. Elle souligne que les médias doivent comprendre qu’ils ont une responsabilité solennelle d’informer.

Aussi dans Monde :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!