BANGKOK — Faisant l’objet de multiples condamnations dans la foulée de la violence qui a poussé quelque 370 000 Rohingyas à fuir le pays, le gouvernement du Myanmar a annoncé mercredi que la leader Aung San Suu Kyi ne participera pas ce mois-ci à l’Assemblée générale des Nations unies.

L’assemblée qui a débuté mardi se poursuivra jusqu’au 25 septembre.

Mme Suu Kyi, la leader de fait du pays même si elle ne porte pas le titre de présidente, restera au Myanmar afin de gérer des questions nationales de sécurité, et plus précisément «les attaques terroristes dans l’État du Rakhine», a expliqué le porte-parole Zaw Htay.

Le Myanmar sera plutôt représenté à New York par le deuxième vice-président, puisque le président Htin Kyaw est actuellement hospitalisé.

La crise a éclaté le 25 août quand des militants rohingyas ont attaqué les forces de l’ordre birmanes. L’armée du Myanmar a ensuite lancé des opérations de «nettoyage» afin de déloger les insurgés. Les réfugiés qui ont fui vers le Bangladesh rapportent avoir été victimes de multiples atrocités, mais les dirigeants birmans accusent les Rohingyas d’avoir incendié leurs propres villages.

Les autorités birmanes ont ainsi fait savoir mercredi que 176 villages rohingyas sont maintenant complètement déserts.

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