The Associated Press

MADRID — Le procureur général de l’Espagne enquête sur plus de 700 maires catalans qui auraient collaboré à un projet de référendum sur l’indépendance de la région même si la tenue du vote a été interdite par la Cour constitutionnelle.

La police régionale de la Catalogne a reçu l’ordre d’arrêter les maires qui refuseront de se présenter pour être interrogés, a expliqué le bureau du procureur José Manuel Maza.

Cette annonce fait grimper d’un cran la tension entre les indépendantistes catalans et le gouvernement central, concernant le référendum prévu pour le 1er octobre.

Le vote n’aura probablement pas lieu s’il est interdit aux maires et à leurs municipalités d’aider à organiser le scrutin.

La coalition indépendantiste qui gouverne la Catalogne a promis de faire fi de la décision de la Cour constitutionnelle et d’aller de l’avant avec le référendum. Elle a demandé aux 947 maires de cette région du nord-est de l’Espagne de lui fournir les installations nécessaires.

M. Maza a ordonné aux procureurs des 17 provinces espagnoles d’enquêter sur les 712 maires qui ont déjà offert des installations municipales comme bureaux de scrutin. Ces maires représentent toutefois moins de la moitié de la population catalane en âge de voter.

La mairesse de Barcelone, Ana Colau, s’oppose à la sécession, mais est en faveur du vote. Elle se dit prête à participer à l’organisation du scrutin, mais seulement si son personnel et elle peuvent le faire en toute légalité.

Une telle garantie est toutefois peu probable, et l’absence de Barcelone priverait le vote de sa légitimité puisqu’on y retrouve environ 20 pour cent des électeurs catalans.

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