The Associated Press David Beasly, directeur du programme alimentaire de l'ONU.

ROME — Le nombre de gens qui souffrent d’une faim chronique a recommencé à augmenter après le déclin des dernières décennies, a prévenu vendredi l’ONU en évoquant une intensification des conflits, des inondations et des sécheresses.

Le rapport annuel des Nations unies sur la sécurité alimentaire révèle que 815 millions de personnes étaient systématiquement mal nourries l’an dernier, soit 38 millions de plus que pendant l’année précédente.

Si ce nombre est inférieur aux 900 millions d’affamés recensés en 2000, l’ONU estime que la hausse notée l’an dernier est «très inquiétante».

Soixante pour cent des individus qui souffrent d’une faim chronique habitent des régions touchées par des conflits d’origine humaine.

L’ONU dit que 20 millions de personnes sont menacées par la famine dans des secteurs du Soudan du Sud, du nord-est du Nigeria, de la Somalie et du Yémen. Au total, 11 pour cent de la population du globe a souffert de la faim l’an dernier.

Les patrons des principales agences onusiennes préviennent qu’une action concertée est nécessaire si les leaders de la planète veulent éradiquer la faim et prévenir la malnutrition d’ici 2030, comme ils ont annoncé vouloir le faire. Ils disent qu’on ne peut se permettre d’ignorer les alarmes qui sonnent.

Si les conflits sont les principaux responsables de l’insécurité alimentaire, la situation est empirée quand ces régions sont aussi frappées par des problèmes climatiques comme les sécheresses et les inondations, dit l’ONU.

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