COPENHAGUE — Le monde comptait l’an dernier moins d’ogives nucléaires, même si la Chine, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord continuent à accroître la taille de leur arsenal atomique, a annoncé jeudi l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).

L’organisation suédoise a prévenu que le développement du programme nucléaire nord-coréen «a contribué à l’instabilité politique internationale, avec des répercussions potentiellement graves».

Le SIPRI dit qu’en janvier 2017 les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord possédaient quelque 14 935 armes nucléaires, contre 15 395 un an plus tôt.

Le SIPRI affirme que la Corée du Nord n’a déployé aucune ogive, mais qu’elle dispose néanmoins d’entre 10 et 20 «ogives autres» qui comprennent «des ogives opérationnelles qui sont entreposées ou des ogives retirées qui attendent d’être démantelées». L’organisation précise toutefois que les données nord-coréennes sont incertaines.

De façon plus générale sur le plan de la sécurité, le SIPRI s’est félicité de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, de la mise en oeuvre de l’accord sur le programme nucléaire iranien et de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution pour lancer en 2017 des négociations sur l’élimination des armes nucléaires.

Une menace importante plane toujours sur la sécurité humaine: les déplacements forcés.

Le SIPRI dit que l’Afrique et le Moyen-Orient «accueillent ensemble actuellement plus des deux tiers de la population déplacée du globe». L’institut ajoute que le nombre de gens déplacés l’an dernier «a augmenté de manière importante», à plus de 60 millions.

Les conflits armés sont la principale raison derrière ces déplacements, explique le SIPRI dans son 48e rapport annuel.

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