The Associated Press Donald Trump

NEW YORK — Le président américain, Donald Trump, a ajouté des sanctions économiques à ses menaces d’action militaire contre la Corée du Nord, jeudi.

Il a annoncé que la Chine lui emboîterait le pas, mais Pékin, principal partenaire commercial de la Corée du Nord, ne l’a pas immédiatement confirmé.

M. Trump a applaudi l’«intrépidité» de la Chine pour avoir ordonné à ses banques de cesser de faire affaire avec Pyongyang, mais même les autorités américaines n’ont pas pu attester ses dires.

Si la Chine impose bel et bien ces sanctions, elles pourraient sérieusement entraver la capacité du régime de Kim Jong-un à financer ses programmes de missiles et de développement nucléaire.

Le président américain a fait cette annonce en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, aux côtés des dirigeants japonais et sud-coréen.

Plus tard jeudi, l’agence de presse nord-coréenne a rapporté que Kim Jong-un avait qualifié le président Trump de «dérangé», le prévenant qu’il «paierait cher» pour ses menaces.

Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord Ri Yong Ho a déclaré que Pyongyang pourrait faire exploser une bombe à hydrogène dans l’océan pacifique en représailles aux menaces du président Trump.

Devant l’ONU, mardi, Donald Trump avait menacé de «totalement détruire» la Corée du Nord s’il devait défendre les États-Unis ou leurs alliés. Son ton belliqueux a détonné avec celui habituellement adopté par les présidents américains dans de telles circonstances, mais il était typique de M. Trump, qui présente le monde comme étant divisé entre amis et ennemis.

«Le développement de missiles et d’armes nucléaires en Corée du Nord pose une menace grave à la paix et à la sécurité dans notre monde et il est inacceptable que d’autres soutiennent financièrement ce régime criminel et renégat», a-t-il lancé.

Les États-Unis et leurs alliés ont longtemps réclamé une intervention de la Chine, de même que l’application des sanctions resserrées plus tôt ce mois-ci par les Nations unies dans la foulée du plus puissant essai nucléaire mené à ce jour par Pyongyang.

La Chine se montre toutefois réticente à s’en prendre à la Corée du Nord voisine et a déjà refusé de couper son approvisionnement en pétrole, par crainte de semer le chaos à leur frontière commune.

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