Josie Desmarais / Métro

PARIS — Le siège social de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est en voie de rester à Montréal. L’organisation internationale renégociera avec les instances gouvernementales canadiennes une entente jusqu’en 2031.

À l’issue des représentations, dimanche, à Paris, le comité exécutif de l’AMA a écarté l’option de lancer un appel d’offres pour déménager le siège social dans un autre pays, selon la délégation canadienne.

Les représentants canadiens ont pu convaincre les membres du comité exécutif de garder le siège social dans la métropole, à la condition que des négociations soient entreprises pour «bonifier» l’entente actuelle qui lie Montréal à l’AMA jusqu’en 2021.

Dans un communiqué dressant le bilan de la rencontre, l’AMA confirme qu’elle renégociera «un accord qui sera soumis au conseil en novembre 2017». Le comité exécutif prendra donc sa décision définitive à l’occasion d’une réunion prévue à Séoul.

Lors de la réunion du comité exécutif en mai 2017, l’AMA dit avoir demandé à Montréal de détailler son offre de renouvellement de l’entente, précise le communiqué.

L’AMA comptait également dès lors «évaluer le coût et les impacts d’un appel d’offre ouvert afin de trouver une nouvelle ville-hôtesse».

L’équipe canadienne était composée de Montréal International, du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, de la ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre et du maire de Montréal, Denis Coderre, qui y a participé via une vidéo.

En entrevue à La Presse canadienne, les ministres Garneau et St-Pierre se sont dits très satisfaits d’avoir franchi cette étape. Ils se réjouissent que le comité exécutif ait décidé de ne pas accepter les soumissions d’autres villes ou pays.

«L’agence est reconnue à travers le monde pour l’excellence de son travail, a expliqué avoir plaidé M. Garneau. La ville de Montréal est parfaitement située parce qu’il y a un milieu universitaire riche en recherche. Il y a l’Institut Armand-Frappier (à Laval) qui est accrédité pour faire les tests antidopage. La qualité de vie et les conditions de travail sont vraiment excellentes à Montréal. Tous ces éléments ont eu leur influence.»

«On est arrivé avec une attitude très factuelle», a affirmé la ministre St-Pierre. Elle a indiqué que son équipe travaillait sur le dossier depuis six mois et que la décision de se rendre à Paris n’a pas été décidée sur un coup de tête, même si ce n’est que la semaine dernière que l’opération ait été dévoilée au public.

«J’étais très fier de l’équipe canadienne, a lancé le ministre Garneau. Ce n’est pas souvent que tous les ordres de gouvernement sont réunis pour une cause commune.»

Les deux ministres ont refusé de fournir des détails sur ce qui pourrait être négocié, mais sont dits optimistes qu’elles soient un succès. «Il y a beaucoup de bonne volonté d’un côté comme de l’autre», a ajouté Mme St-Pierre.

Les représentations de dimanche devant le comité n’ont duré que 45 minutes, mais la délégation canadienne avait effectué un travail de coulisses qui s’est avéré fort positif, selon les deux ministres.

L’Agence mondiale antidopage a été créée en 1999 et ses bureaux montréalais, où oeuvrent aujourd’hui 85 employés, ont ouvert leurs portes en 2001.

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