John Locher John Locher / The Associated Press

WASHINGTON — Les enquêteurs qui tentent de déterminer pourquoi Stephen Paddock a tiré dans la foule assistant à un spectacle en plein air à Las Vegas, tuant 59 personnes, analysent le contenu de son ordinateur et de son téléphone cellulaire, observent les images de surveillance du casino et s’attendent à de nouvelles informations de la part de sa copine à l’étranger.

Cette dernière est d’ailleurs arrivée aux États-Unis, ont indiqué les autorités américaines. Les enquêteurs du FBI ont rencontré Marilou Danley, mardi soir, à l’aéroport international de Los Angeles.

Les autorités ont répété que Mme Danley est considérée comme une «personne d’intérêt».

Près de deux jours après la pire fusillade de l’histoire moderne des États-Unis, les raisons qui ont poussé cet habitué des casinos et comptable à la retraite de 64 ans à perpétrer un tel geste demeuraient un grand point d’interrogation, mardi, bien que le shérif de Las Vegas se soit dit persuadé que les enquêteurs détermineront le mobile de l’attaque.

Certains enquêteurs ont délaissé la chambre d’hôtel d’où le tireur a sévi pour fouiller les lieux du festival de musique devant l’hôtel-casino Mandalay Bay.

Une douzaine d’enquêteurs, la plupart en vestes du FBI et tous portant des bottines bleues pour éviter de contaminer les lieux, ont recueilli des éléments de preuve là où les coups de feu ont semé la panique et tué des dizaines de personnes dimanche soir.

«Des souliers, des poussettes, des chaises, des verres fumés, des sacs à main. Les lieux en entier étaient encombrés de diverses choses», a dit le procureur général du Nevada Adam Laxalt, qui a affirmé à l’Associated Press que cela ressemblait à «une zone de guerre». «Il y avait des marques de sang partout.»

Des caméras dans la chambre d’hôtel

Stephen Paddock s’est enlevé la vie avant qu’une escouade antiémeute ne force la porte de sa chambre d’hôtel au 32e étage.

Les enquêteurs ont trouvé des caméras vidéo installées dans la chambre du tireur et sur un chariot à l’extérieur afin de voir quiconque s’en approcherait, a indiqué M. Lombardo.

Un gardien de sécurité de l’hôtel s’étant approché de la chambre durant la fusillade a été atteint par balle à travers la porte et blessé à une jambe.

Stephen Paddock avait 23 armes à feu avec lui dans l’hôtel, en plus de deux dispositifs qui auraient pu transformer des armes semi-automatiques en armes complètement automatiques, selon les autorités.

De tels dispositifs préoccupent les autorités depuis plusieurs années.

Une arme semi-automatique ne tire qu’une balle chaque fois que l’on appuie sur sa détente. Avec une arme à feu automatique, une seule pression sur la détente peut envoyer une série de balles, jusqu’à ce qu’elle soit vide.

L’achat d’armes complètement automatiques est restreint aux États-Unis depuis les années 1930.

En 1986, la loi fédérale sur les armes à feu a été modifiée afin d’interdire le transfert ou la possession de mitrailleuses par des civils, avec une exception pour celles déjà fabriquées et enregistrées.

Dix-neuf armes à feu ont aussi été trouvées dans la maison du tireur à Mesquite et sept autres à son domicile de Reno.

Donald Trump a décrit le tireur comme un «individu très, très malade».

Interrogé sur les lois entourant les armes à feu, le président des États-Unis a affirmé que «nous allons parler des lois sur les armes lorsque du temps aura passé».

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!