AP

WASHINGTON — La pollution mondiale au dioxyde de carbone est en hausse cette année pour la première fois après trois années de stabilité, ont fait savoir des chercheurs lundi.

Des données préliminaires témoignent d’une augmentation d’environ 2% en 2017, surtout en raison de la situation en Chine.

Le rapport du Global Carbon Project anéantit tout espoir que les émissions polluantes provenant de la combustion de charbon et d’hydrocarbures aient finalement plafonné.

Les émissions de dioxyde de carbone ont commencé à grimper à la fin des années 1880, avec la révolution industrielle, puis elles ont explosé dans les années 1950. Elles s’étaient toutefois stabilisées à environ 40 milliards de tonnes par année depuis trois ans.

Les estimations pour 2017 prévoient plutôt des émissions de 40,8 milliards de tonnes. Il y a 60 ans, la planète ne produisait que 9,2 millions de tonnes de dioxyde de carbone.

Un des auteurs de l’étude, Ralph Keeting, a estimé par courriel que cela est «étourdissant» et prévenu qu’on «fonce tête baissée vers l’inconnu».

Les émissions humaines de dioxyde de carbone sont responsables de 90% du réchauffement planétaire constaté depuis 1950, ont prévenu récemment des chercheurs américains.

La hausse de 2017 est essentiellement attribuée à l’augmentation de 3,5% des émissions chinoises, a dit le chercheur norvégien Glen Peters. Les déclins mesurés aux États-Unis (0,4%) et en Europe (0,2%) ont été plus modestes qu’au cours des années passées. Les émissions indiennes, le troisième pollueur en importance, ont grimpé de 2%.

Cela voudrait dire que 2,57 millions de livres de dioxyde de carbone sont relâchées dans l’atmosphère chaque seconde en 2017.

Les résultats de cette étude ont été présentés lundi à Bonn, en Allemagne, dans le cadre d’une conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

Les cinq plus grands pollueurs sont la Chine, les États-Unis, l’Inde, la Russie et le Japon. L’Europe, si on la considère en entier, arrive en troisième place.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!