The Associated Press Des supporters du leader de l'opposition, Salvador Nasralla, dimanche

TEGUCIGALPA, Honduras — Les autorités électorales du Honduras ont recommencé dimanche le dépouillement longtemps interrompu des bulletins de l’élection présidentielle du week-end précédent alors que retentissent les accusations de fraude électorale contre le gouvernement.

Le candidat de l’opposition, Salvador Nasralla, et ses partisans de l’Alliance de l’Opposition contre la dictature ont réclamé un nouveau vote.

Le tribunal électoral a ordonné de poursuivre le décompte des 1031 urnes dans lesquelles des anomalies ont été rapportées.

Les représentants de M. Nasralla n’étaient pas présents lors de la reprise du dépouillement, ce qui pourrait laisser entendre qu’ils ne reconnaissent plus la légitimité du scrutin.

Devant un rassemblement de ses partisans, M. Nasralla, a accusé les membres du tribunal électoral «d’être des employés du président (Juan Orlando) Hernandez», qui s’est porté candidat à sa réélection malgré une interdiction de la Constitution.

«Le tribunal n’est pas un organisme indépendant. Il n’est plus crédible, il n’est plus digne de la confiance du peuple», a-t-il dit.

Environ 95 pour cent des urnes ont été dépouillées. M. Hernandez détiendrait une avance de plus de 46 000 devant son adversaire.

Les autorités du pays ont décrété un couvre-feu de 10 jours s’étendant de 18 h à 6 h afin de calmer les violences qui ont secoué le pays. Toutefois, le couvre-feu a été levé dans les deux principales régions touristiques du pays, l’antique cité maya de Copan et Islas de la Bahía.

La veille, la capitale du pays avait été le théâtre de manifestations marquées par le bruit des casseroles, des slogans et des cocktails Molotov.

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait un mort, mais le bilan pourrait s’aggraver.

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