PARIS — Les nationalistes corses ont balayé dimanche les élections régionales, atomisant au passage les centristes du président Emmanuel Macron et les partis traditionnels.

Ils réclament plus d’autonomie, mais ils ne vont pas jusqu’à exiger une indépendance complète de l’île méditerranéenne comptant 320 000 habitants.

La coalition des nationalistes modérés et radicaux a obtenu 56,5 pour cent des suffrages à l’occasion du deuxième tour électoral, selon des résultats obtenus du ministère de l’Intérieur. Les médias locaux ont monté des images de Corses chantant et célébrant dans les rues de l’île après l’annonce des résultats.

Les nationalistes ont enlevé 41 des 63 sièges de la nouvelle assemblée qui remplacera au 1er janvier les deux conseils départementaux de Corse. En Marche, le parti de M. Macron, doit se contenter de six sièges. La liste de droite conduite par Valérie Bozzi obtient six sièges, quatre de moins qu’une autre liste de droite conduite par le régionaliste Jean-Martin Mondoloni.

Le taux d’abstention a atteint 47,55 pour cent.

La coalition réclame l’amnistie pour les prisonniers politiques, la reconnaissance du corse comme langue officielle aux côtés du français et l’octroi d’un statut de résident afin de combattre la spéculation foncière.

Cette coalition a été formée entre les modérés, plus populaires, de Gilles Simeoni, et les autonomistes de Jean-Guy Talomoni.

Le vote s’est déroulé au lendemain d’une manifestation des Basques français qui ont demandé la libération de leurs compatriotes emprisonnés pour des activités indépendantistes.

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