Thibault Camus Thibault Camus / The Associated Press

PARIS — Un tribunal d’appel français a confirmé vendredi l’expulsion de Jean-Marie Le Pen du Front national, le parti d’extrême droite qu’il a fondé et qui est aujourd’hui dirigé par sa fille Marine.

Mme Le Pen et d’autres dirigeants de la formation ont expulsé M. Le Pen en 2015, dans la foulée d’une série de remarques qui nuisaient, selon eux, à l’image du parti. M. Le Pen avait notamment répété que les chambres à gaz nazies sont un «détail» de l’Histoire.

Son expulsion avait été confirmée par un premier tribunal en 2016. Vendredi, le juge de la cour d’appel a estimé que l’expulsion de M. Le Pen était justifiée, en raison du tort qu’il a causé au parti.

Le tribunal lui a toutefois octroyé un dédommagement de 25 000 euros, en plus d’ordonner au Front national de lui rembourser certains frais. La cour a également tranché que M. Le Pen peut conserver son titre de président honorifique du parti à vie, ce qui lui donne accès aux principales rencontres de la formation.

Cette victoire pourrait toutefois être de courte durée, puisque la position de président à vie pourrait être abolie dès le mois prochain, lors du congrès du Front national.

Le parti pourrait aussi décider à ce moment de changer de nom.

Le Front national a prévenu par voie de communiqué que M. Le Pen n’a aucun droit de participer à ce congrès, qui est réservée aux membres du parti qui acquittent leurs cotisations.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!