AP

JUBA, Soudan du Sud — On compte six pays africains parmi les dix pays en guerre où il est le plus dangereux d’être un enfant, révèle un nouveau rapport.

L’enquête publiée jeudi par l’organisation caritative Save the Children tient compte de facteurs comme les attaques contre les écoles, le recrutement d’enfants-soldats, les crimes sexuels, les meurtres et le manque d’accès des organisations humanitaires. Elle s’appuie sur une analyse réalisée par l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo, en Norvège.

La Syrie arrive en tête, suivie de l’Afghanistan, de la Somalie, du Yémen, du Nigéria, du Soudan du Sud, de l’Irak, du Congo, du Soudan et de la République centrafricaine.

Environ 360 millions d’enfants, soit un cinquième des enfants de la planète, habitent des zones de guerre, prévient le rapport. Les conflits durent aussi plus longtemps qu’auparavant.

Une représentante d’Amnistie internationale a dit que les crimes dont sont victimes les enfants ne sont pas moins graves, qu’ils doivent recevoir la même attention que les autres crimes contre l’humanité et que «les préoccupations et l’indignation» ne suffisent pas.

Des leaders de la planète se rencontreront vendredi à Munich dans le cadre d’un sommet où il sera question de sécurité internationale.

Plus de 300 enfants-soldats ont été libérés récemment au Soudan du Sud, soit une portion infime des quelque 19 000 enfants soldats qui ont été recrutés depuis le début de la guerre civile dans ce pays en 2013. Plus de 2300 enfants ont été tués ou blessés pendant ce conflit, selon l’Unicef.

Save the Children demande aux dirigeants de la planète de faire plus pour s’assurer que les responsables de crimes envers les enfants devront répondre de leurs actes.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!